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Syrie : vers un plan acceptable par la communauté internationale ?

Après une visite à Moscou samedi, l'émissaire international pour la Syrie Lakhdar Brahimi a affirmé tenir une proposition de règlement du conflit qui pourrait convenir à l'ensemble de la communauté internationale. Le plan actuel ne convient pas à l'opposition, qui pose le départ de Bachar al-Assad comme condition sine qua non à des négociations.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Maxppp)

La communauté
internationale pourrait se voir proposer dans les prochains jours un plan de
sortie politique du conflit syrien qui dure depuis 21 mois. L'émissaire des
Nations Unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a déclaré ce dimanche au Caire
avoir une solution "qui peut être adoptée par la communauté
internationale
".

Un plan discuté avec la
Syrie et la Russie

Alors qu'il a rencontré ce
dimanche au Caire le secrétaire général de la Ligue Arabe Nabil al-Arabi,
Lakhdar Brahimi a déclaré avoir déjà parlé de ce plan avec la Russie et la
Syrie. L'émissaire de l'ONU était en effet hier samedi à Moscou pour rencontrer
le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. Les deux hommes se sont accordés
pour affirmer que "les chances d'atteindre une solution politique
existent toujours
", a déclaré Lavrov.

"Il y a une
proposition pour une solution politique basée sur la déclaration de Genève
prévoyant un cessez-le-feu, la formation d'un gouvernement avec des
prérogatives entières et un plan pour des élections soit présidentielles soit
parlementaires
" (Lakhdar Brahimi)

Ce nouveau plan pourrait donc passer par un changement de système politique en Syrie : le régime présidentiel serait alors remplacé par un régime parlementaire.

Les négociations dans l'impasse

Cette déclaration de
Genève a été adoptée le 30 juin dernier par le Groupe d'action pour la Syrie,
composé des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU (France, Etats-Unis,
Chine, Russie et Grande-Bretagne), de représentants de la Ligue Arabe, de la
Turquie, de l'ONU et de l'Union européenne. Elle prévoit la formation d'un
gouvernement de transition.

Mais l'opposition syrienne
refuse toute négociation tant que la communauté internationale ne se prononce
pas sur le sort de Bachar al-Assad. L'émissaire international a mis en garde
contre la situation en Syrie qui est "très mauvaise et se détériore
chaque jour
", et prévient du risque d'une "somalisation "
en Syrie. 

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