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Susan Rice renonce à prendre la tête de la diplomatie américaine

L'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Susan Rice, a renoncé à briguer la succession de Hillary Clinton au département d'État, a annoncé jeudi la Maison Blanche. Elle ne veut pas affronter une longue bataille au Sénat puisque la majorité républicaine ne voulait pas ratifier sa nomination. Les républicains la critiquaient vivement pour ses déclarations après l'attaque du consulat américain de Benghazi le 11 septembre dernier.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
  (Allison Joyce Reuters)

Susan Rice jette l'éponge. L'ambassadrice américaine à l'ONU ne
prendra pas la succession d'Hillary Clinton à la tête de la diplomatie
américaine. Proche de Barack Obama, bien placée pour remporter le poste, Susan
Rice renonce afin d'éviter une longue et harassante bataille au Sénat.

Le refus républicain

Les républicains ne voulaient pas de sa nomination pour ses
déclarations après l'attaque du consulat américain de Benghazi dans laquelle
quatre américains dont l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye ont trouvé la
mort
.

Les parlementaires républicains (dont les voix auraient été
nécessaires pour entériner sa nomination au Sénat) soupçonnaient Susan Rice et
la Maison Blanche d'avoir délibérément cherché à tromper les Américains, pour
ne pas ternir le bilan de Barack Obama quelques semaines avant l'élection
présidentielle du 6 novembre, sur le caractère terroriste de cette attaque.

Le président Barack Obama a dit avoir pris acte de cette décision
mais dénoncé des attaques "injustes ". Susan Rice restera à la tête de
la représentation américaine aux Nations unies, un poste qu'elle occupe depuis
2009.

John Kerry, candidat
idéal

Cet abandon permet au président américain de refermer un front
avec ses adversaires, au moment où il doit déjà négocier avec le chef des républicains
de la Chambre, John Boehner, un compromis budgétaire pour éviter une cure
d'austérité forcée au pays.

Le retrait de Susan Rice ouvre
la voie à la nomination de l'ancien candidat à la présidentielle John Kerry,
actuel président de la commission des Affaires étrangères du Sénat. Son nom
recueille l'approbation de nombreux républicains, qui voient en lui le candidat
idéal et le font savoir depuis plusieurs semaines.

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