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Snowden justifie son intervention polémique dans une émission avec Poutine

En l'interrogeant lors du rendez-vous annuel de questions-réponses du président russe, l'ex-consultant de l'agence américaine de renseignement assure qu'il voulait obtenir "une réponse officielle" du président sur les systèmes de surveillance en Russie, et non "le dédouaner".

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France Télévisions
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Edward Snowden interpelle Vladimir Poutine, via une vidéo, lors de l'émission annuelle de questions-réponses du président russe, le 17 avril 2014, à Moscou (Russie). (SERGEI KARPUKHIN / REUTERS)

Il se dit "surpris par les critiques". Edward Snowden, l'homme par qui le scandale des écoutes de la NSA est arrivé, a justifié, vendredi 18 avril, son intervention inattendue la veille lors de l'émission annuelle de questions-réponses de Vladimir Poutine. L'ex-consultant de l'agence américaine de renseignement voulait obtenir "une réponse officielle" du président russe sur les systèmes de surveillance en Russie, et non "le dédouaner", a-t-il expliqué au Guardian (en anglais).

Edward Snowden a interpellé Vladimir Poutine, via une vidéo jeudi, pour lui demander si "la Russie intercepte, stocke ou analyse d'une quelconque façon les communications de millions d'individus". "Nous avons un règlement juridique strict concernant l'utilisation par les services spéciaux de ces moyens, notamment des écoutes téléphoniques et de la surveillance sur internet. C'est pour cela qu'[une surveillance] aussi massive et aveugle ne peut pas exister" en Russie, a répondu le président russe.

(YOUTUBE)

Inculpé aux Etats-Unis, réfugié en Russie

La question du lanceur d'alerte a été jugée trop complaisante par certains. Des voix se sont élevées, lui reprochant d'être devenu une marionnette du Kremlin et de faire la propagande du président de la Russie, pays où il est réfugié depuis l'été 2013. L'ancien responsable juridique de la NSA Stewart Baker a par exemple qualifié son intervention d'"inoffensive, servie sur commande et arrangée au préalable" sur un blog hébergé par le Washington Post (en anglais).

"Je m'attendais à ce que certains remettent en cause ma participation à un rendez-vous annuel qui est largement compromis par des questions inoffensives posées à un leader qui n'a pas l'habitude d'être défié. Mais pour moi, cette occasion rare de lever un tabou concernant le débat sur la surveillance d'Etat devant un public majoritairement habitué aux médias d'Etat contrebalance le risque", a réagi l'Américain, inculpé d'espionnage par Washington.

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