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Semin Barakzaï proteste contre l'invalidation de son élection le 21 août, estimant que la loi a été violée.

Huitième jour de grève pour la député afghane qui avait été évincée de l'Assemblée nationale cet été dans le cadre d'un long contentieux autour des résultats des législatives de semptembre 2010.
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Semin Barakzaï a refusé aujourd'hui que lui soit posée une nouvelle perfusion. (SHAH MARAI / AFP)

Huitième jour de grève pour la député afghane qui avait été évincée de l'Assemblée nationale cet été dans le cadre d'un long contentieux autour des résultats des législatives de semptembre 2010.

Semin Barakzaï a affirmé qu'elle ne se réalimenterait pas avant d'avoir retrouvé son siège, bien que, selon un médecin chargé de la surveiller, sa santé soit en danger. "La loi a été violée. La justice a été affaiblie et je n'y mettrai pas fin (à cette grève de la faim) avant que justice n'ait été rendue et que le droit n'ait été rétabli", a-t-elle déclaré, peinant à s'exprimer, à un journaliste de l'AFP qui l'a rencontrée dimanche sous une tente installée devant le Parlement.

"Elle a déjà des problèmes d'estomac et je crains que cela ne soit dangereux pour elle", a déclaré le médecin Mohammad Fardin à l'AFP. Samedi, sa pression artérielle a chuté et elle avait été placée sous perfusion.

Les législatives de septembre 2010 en Afghanistan ont été marquées par des fraudes massives. La Commission électorale indépendante avait, en proclamant les résultats, invalidé un quart des bulletins, déclenchant un long conflit, au cours duquel le président Karzaï a été soupçonné de vouloir modifier à son avantage des résultats défavorables.

Le 21 août, chargée par Hamid Karzaï de mettre un terme au contentieux, la CEI avait invalidé l'élection de neuf députés - dont Semin Barakzaï - qu'elle avait initialement proclamés élus en novembre, et "réintégré" neuf candidats arrivés en tête du scrutin, mais proclamés battus après l'annulation par la CEI de nombreux bulletins. Le 3 septembre, les neuf députés "invalidés" s'étaient vus interdire l'entrée de l'Assemblée et avaient été remplacés par les "repêchés".

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