Prière punk, cagoules et goulag : retour en images sur le parcours des Pussy Riot

De la place Rouge à Moscou où elle se sont fait connaître jusqu'à leur libération de prison lundi 23 décembre, francetv info revient sur le parcours des activistes du groupe Pussy Riot.

Enfin libres : Maria Aliokhina et Nadejda Tolokonnikova, deux membres du groupe Pussy Riot, ont été graciées par le Kremlin, lundi 23 décembre, en vertu d'une loi d'amnistie votée en Russie. Retour en images sur le parcours de ces féministes adeptes des "performances" contestataires qui n'ont pas peur de clamer haut et fort leur opposition au président russe Vladimir Poutine.

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Les Pussy Riot, un collectif russe punk-rock, formé par des activistes féministes, réalise l'un de ses premiers coups d'éclat le 20 janvier 2012. Les jeunes femmes se font remarquer en chantant Poutine nous pisse dessus sur la place Rouge à Moscou. DENIS SINYAKOV / REUTERS
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Le 21 février 2012, trois des Pussy Riot, Maria Alekhina, Nadejda Tolokonnikova et Ekaterina Samoutsevitch, pénètrent au sein de la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. Elles y interprètent un nouveau chant anti-Poutine Vierge Marie, chasse PoutineREUTERS TV / REUTERS
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Cette performance, filmée et diffusée sur le web, fait scandale en Russie, pays encore secoué par les manifestations qui ont suivi l'élection du président russe, accusé de fraudes électorales. REUTERS TV / REUTERS
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Après cette action, une enquête est ouverte fin février contre le groupe, accusé de "hooliganisme" et d'"incitation à la haine religieuse". Les jeunes femmes sont arrêtées en mars.  TATYANA MAKEYEVA / REUTERS
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En août, les trois membres des Pussy Riot sont reconnues coupables de "vandalisme motivé par la haine religieuse" et "hooliganisme". Elles sont condamnées à deux ans de colonie pénitentiaire. SERGEI KARPUKHIN / REUTERS
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Leur condamnation suscite aussitôt des protestations en Russie. Et partout dans le monde, un mouvement de soutien réclamant la libération des jeunes femmes émerge. VINCENT KESSLER / REUTERS
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Madonna (ici de dos), Adele, Bryan Adams, Cat Power, Elton John, Radiohead… et de nombreux autres artistes lancent un appel pour réclamer leur libération. LIZA BELOVA / RIA NOVOSTI / AFP
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En France, la ministre du Logement Cécile Duflot prend la pose avec une cagoule sur la tête, symbole des trois activistes punks.  FREE-PUSSY-RIOT-EELV.TUMBLR.COM
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En octobre, l'une des trois jeunes femmes, Ekaterina Samoutsevitch, a été remise en liberté. Dans une lettre publiée en décembre, Maria Alekhina décrit ses premières semaines de détention au sein de la colonie pénitentiaire numéro 28, dans la région de Perm dans l'Oural. PAVEL LISITSYN / RIA NOVOSTI / AFP
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"Des mots pour décrire l'impossible", écrit-elle. La jeune femme y dénonce une "anti-vie", elle se plaint des fumées toxiques et des conditions d'hygiène déplorables. Des associations de défense des détenus dénoncent par ailleurs des "pratiques héritées des goulags". PAVEL LISITSYN / RIA NOVOSTI / AFP
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Pendant plus d'un an, les Pussy Riot symbolisent la situation des droits de l'homme en Russie. Et le président Vladimir Poutine cristallise contre lui les protestations des activistes, comme ici à Rome en novembre 2013. FILIPPO MONTEFORTE / AFP
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Le 23 décembre 2013, Maria Aliokhina est amnistiée. Elle est libérée tôt dans la matinée. Aussitôt, elle dénonce une "opération de communication" de la part de Vladimir Poutine. La jeune femme déclare : "Si j'avais eu le choix, j'aurais refusé" la grâce. SERGEI KARPUKHIN / REUTERS
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Déposée à la gare de Nijni-Novgorod, Maria Alekhina réapparaît ensuite au Comité contre les tortures de la ville, où elle évoque le sort de ses codétenues. "Le plus difficile en prison était de voir comment ils cassent les gens", raconte-t-elle. ANASTASIYA MAKARYCHEVA / AFP
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Nadejda Tolokonnikova est libérée en fin de matinée. Elle fustige aussitôt le système pénitentiaire en Russie et affirme que la Russie est "construite sur le modèle d'une colonie pénitentiaire". ILYA NAYMUSHIN / REUTERS