À peine sorties de détention, les Pussy Riot sont à nouveau arrêtées par la police russe

Quatre membres du groupe contestataire se trouvaient en détention pour avoir perturbé la finale de la Coupe du monde.

Olga Kuracheva arrêtée par la police à Moscou, le 30 juillet 2018. 
Olga Kuracheva arrêtée par la police à Moscou, le 30 juillet 2018.  (REZA NOURMAMODE / AFP)

Leur libération aura été de courte durée. Quatre activistes du groupe russe Pussy Riot ont été arrêtées par la police lundi 30 juillet à Moscou, juste après leur sortie de 15 jours de détention pour avoir perturbé la finale de la Coupe du monde. Aucune explication n'a été fournie à la presse par les autorités.

Le magazine Time a publié une vidéo montrant Veronika Nikoulchina, Olga Kouratcheva et Olga Pakhtoussova célébrant leur libération, juste avant d'être forcées de monter quelques secondes plus tard dans un fourgon de police.

Un quatrième militant, Piotr Versilov, qui sortait d'un autre centre de détention moscovite, a tweeté qu'il était détenu par la police antiémeutes et conduit à proximité du stade Loujniki, à Moscou, où s'était tenue la finale France-Croatie.

Coup d'éclat en pleine finale du Mondial

Les quatre militants étaient détenus pour avoir fait irruption à la 53e minute en uniforme sur la pelouse. Ils avaient été reconnus coupables d'avoir "gravement enfreint les règles du comportement des spectateurs" et condamnés à 15 jours de prison avec interdiction d'assister à des événements sportifs pendant trois ans.

Le groupe russe Pussy Riot avait revendiqué cet acte, diffusant également une liste de six requêtes, exigeant notamment la libération des "prisonniers politiques" en Russie, la fin des arrestations lors des manifestations pacifiques et "l'autorisation de la concurrence politique dans le pays".