Affaire Griveaux : Piotr Pavlenski affirme avoir demandé de l'aide à Maxime Nicolle, l'une des figures des "gilets jaunes"

"Maxime Nicolle a refusé de diffuser des articles", a expliqué à France Inter Piotr Pavlenski.

L\'activiste russe Piotr Pavlenski, à Paris, le 22 février 2020.
L'activiste russe Piotr Pavlenski, à Paris, le 22 février 2020. (MARTIN BUREAU / AFP)

L'activiste politique russe Piotr Pavlenski affirme lundi 24 février sur France Inter avoir rencontré "entre le 13 et 15 janvier" l'avocat Juan Branco et Maxime Nicolle, l'une des figures du mouvement des "gilets jaunes". Il explique ainsi avoir mis les deux hommes au courant de son projet de diffuser les vidéos intimes de Benjamin Griveaux, pour lesquelles il a été mis en examen pour atteinte à l'intimité de la vie privée et diffusion, sans l'accord de la personne, d'images à caractère sexuel.

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L'activiste russe, réfugié en France depuis 2017, assure avoir détaillé son projet à l'avocat Juan Branco : "Je lui ai dit que j'avais quelques documents à caractère pornographique, mais qu'on ne voyait pas le visage. Juan m'a dit que je devais comprendre que ça pouvait poser des problèmes juridiques, j'ai répondu 'T'inquiètes pas, s'il y a des problèmes juridiques, c'est pas grave", explique-t-il. Piotr Pavlenski affirme avoir demandé au "gilet jaune" Maxime Nicolle, "si après [la publication], il pouvait m'aider à diffuser des contenus, mais il a refusé de diffuser des articles, il m'a dit qu'il pourrait juste, peut-être, diffuser l'adresse du site internet".

Une "guerre contre mon amour avec Alexandra"

Piotr Pavlenski affirme n'avoir jamais entendu parler de l'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux jusqu'à ce que son "amoureuse depuis un an", Alexandra de Taddeo lui confie avoir eu une liaison avec lui : "Je croyais que c'était un fonctionnaire, j'ai fait des recherches, j'ai vu qu'il avait été de gauche avant de rejoindre Macron", explique-t-il. Piotr Pavlenski répète à France Inter que ce qui l'a poussé à publier les vidéos intimes attribuées à Benjamin Griveaux, c'est parce que l'ancien candidat La République en marche (LREM) à la mairie de Paris a "parlé aux électeurs de sa famille" comme d'un modèle, "tout en écrivant à Alexandra de Taddeo" que "sa famille était une prison".

Piotr Pavenski entend bien reconstruire son site Pornopolitique, bloqué depuis le 15 février : "Bien sûr que le projet Pornopolitique doit continuer." Il dit ne pas comprendre sa mise en examen pour l'affaire de la publication de vidéos intimes et son interdiction, dans le cadre de son contrôle judiciaire, d'entrer en contact avec Alexandra de Taddeo : "Le gouvernement a commencé une guerre contre mon amour avec Alexandra, c'est cruel."