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Nuage radioactif d'octobre 2017 : un centre d'essai nucléaire russe pointé du doigt par une étude

En octobre 2017, un nuage radioactif composé de ruthénium avait été détecté au-dessus de plusieurs pays européens. 

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France Télévisions
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Un compteur Geiger sur le site de Tchernobyl en Ukraine, le 1er décembre 2016. (PHOTO D'ILLUSTRATION) (FABIEN BRUGGMANN / BIOSPHOTO)

Provenait-il de Russie ou non ? Un article scientifique (en anglais), cosigné par 69 chercheurs d’Europe et du Canada, pointe du doigt l'implication de la Russie dans le nuage radioactif détecté en Europe de l'ouest à l'automne 2017. L'étude, publiée vendredi 26 juillet 2019 dans les comptes rendus de l’Académie des sciences des États-Unis et relayée par Le Figaro, indique qu'il est possible de supposer que le rejet a eu lieu en Russie, dans la région sud de l'Oural. Il pourrait notamment provenir du site de retraitement nucléaire de Maïak, l'un des plus grands complexes nucléaires du monde. 

La Russie ne confirme pas

Après la révélation du nuage radioactif en 2017, la Russie a fini par reconnaître avoir enregistré des concentrations élevées de ruthénium sur son territoire. Néanmoins, Moscou refuse toujours de confirmer l'implication du pays et du site nucléaire de Maïak. 

Des concentrations importantes de ruthénium avaient notamment été repérées au-dessus de la Roumanie. Elles étaient bien plus importantes qu'après l'accident de Fukushima, survenu au Japon en 2011. Les scientifiques assurent toutefois que, même à ce niveau, le nuage ne représente aucune menace pour la santé humaine et environnementale.

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