Navires Mistral : "pas d'accord pour l'instant" entre Paris et Moscou, annonce François Hollande

Un haut-responsable russe avait annoncé, vendredi matin, que la France et la Russie s'étaient entendues sur le montant du remboursement que Paris pourrait verser en échange de la non-livraison des deux navires de guerre.

Le navire Mistral \"Sébastopol\" dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 16 mars 2015.
Le navire Mistral "Sébastopol" dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), le 16 mars 2015. (GEORGES GOBET / AFP)

"Pour l'instant, il n'y a pas d'accord, mais nous travaillons à trouver des solutions" : François Hollande a tempéré l'enthousiasme de Moscou, vendredi 31 juillet, lors d'un déplacement à Saint-Cirq-Lapopie (Lot). Un haut-responsable russe avait annoncé, dans la matinée, que la France et la Russie s'étaient entendues sur le montant du dédommagement à verser par Paris en échange de la non-livraison des deux navires de guerre Mistral.

Des négociations "entièrement achevées", assurait Moscou

"Des discussions sont engagées. Je prendrai la décision dans les prochaines semaines"a précisé le chef de l'Etat. A la sortie du Conseil des ministres, le Premier ministre, Manuel Valls, avait déjà annoncé que "des décisions seraient prises à la fin de l'été". 

"Les négociations sont déjà entièrement achevées, tout a déjà été décidé – et les délais, et la somme", déclarait le conseiller pour la coopération militaire et technique du président russe, dans des propos rapportés par l'agence RIA Novosti. "J'espère que nous signerons au plus vite l'accord sur la résiliation du contrat." Le quotidien russe Kommersant, citant plusieurs sources anonymes, chiffrait la somme que devrait rembourser Paris à 1,16 milliard d'euros.

Le premier des deux navires de guerre, Le Vladivostok, devait être initialement remis à Moscou à la mi-novembre 2014, tandis que le second, Le Sébastopol, devait théoriquement être livré à l'automne 2015. Mais Paris avait annoncé fin novembre le report "jusqu'à nouvel ordre" de la livraison du Vladivostok, en invoquant le rôle de la Russie dans le conflit en Ukraine.

Le contrat initial, conclu en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, était évalué à près de 1,2 milliard d'euros pour la livraison de ces deux navires pouvant transporter des hélicoptères, des chars, et accueillir un état-major embarqué ou un hôpital.