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Mistral : Paris propose à Moscou une rupture du contrat, selon la presse russe

La France accepterait de rembourser les sommes perçues, mais exige de pouvoir revendre les navires à une tierce partie, ce que Moscou refuse.

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Le "Sébastopol" est l'un des deux navires Mistral vendus par la France à la Russie. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

La France aurait proposé à la Russie de résilier officiellement le contrat portant sur la livraison des navires Mistral, rapporte vendredi 15 mai le journal russe Kommersant (en russe). Selon le quotidien économique, qui cite des sources au sein de l'armée russe, Paris est prêt à rembourser à Moscou près de 785 millions d'euros. La France exige au préalable que les autorités russes acceptent par écrit que les deux Mistral puissent être revendus à une tierce partie.

Problème : le Kremlin estime le préjudice subi par la Russie à 1,163 milliard d'euros, et refuse tout accord pour une réexportation des navires avant que l'argent ne soit rendu. "Les projets de documents sont actuellement à l'étude par le gouvernement russe, le ministère de la Défense et tous ceux engagés dans le contrat des Mistral", explique au journal une source proche du dossier.

Les deux navires attendent à Saint-Nazaire

La livraison de ces deux navires de guerre est suspendue depuis novembre en raison de la crise ukrainienne. La France et la Russie avaient conclu cette vente en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Le premier de ces navires, le Vladivostok, devait être initialement remis à Moscou à la mi-novembre 2014, mais il est toujours au port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), tout comme le deuxième navire, le Sébastopol, du nom du port abritant la flotte russe en Crimée, péninsule ukrainienne annexée en mars 2014 par la Russie.

Paris avait annoncé à la fin novembre le report "jusqu'à nouvel ordre" de la livraison du premier de ces bâtiments de projection et de commandement (BPC). En avril, François Hollande avait admis que la France pourrait être amenée à "rembourser" les sommes déjà versées par la Russie pour l'acquisition des deux navires Mistral. Le président russe Vladimir Poutine a, pour sa part, clairement déclaré que Moscou s'attendait à ce que les sommes engagées soient retournées.

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