La Russie nie toute menace après l'explosion dans un laboratoire renfermant la variole et Ebola

L'explosion a eu lieu, lundi, à Koltsovo, près de Novossibirsk (Sibérie occidentale), lors de la répa­ra­tion d’une salle d'ins­pec­tion sani­taire au cinquième étage du centre appelé "Vektor".

Le centre de recherche en viro­lo­gie et biotech­no­lo­gie \"Vektor\", situé à Koltsovo (Sibérie, Russie), le 21 août 2019.
Le centre de recherche en viro­lo­gie et biotech­no­lo­gie "Vektor", situé à Koltsovo (Sibérie, Russie), le 21 août 2019. (ALEXANDR KRYAZHEV / SPUTNIK)

Selon Moscou, aucun risque. La Russie écarte toute menace de contamination après l'explosion et l'incendie survenus lundi 16 septembre dans un centre de recherche en viro­lo­gie et biotech­no­lo­gie, où sont conser­vés plusieurs virus allant de la variole à Ebola. Il est situé à Koltsovo, près de Novossibirsk (Sibérie occidentale), la troisième ville la plus peuplée de Russie avec plus de 1,5 million d'habitants. 

L'explosion a eu lieu lors de la répa­ra­tion d’une salle d'ins­pec­tion sani­taire au cinquième étage du centre appelé "Vektor". Selon l'agence de surveillance sanitaire Rospotrebnadzor, elle a été provoquée par un cylindre de gaz et a causé un incendie dans les locaux, faisant un blessé parmi les employés. Des fenêtres ont été brisées, mais la structure du bâtiment a résisté et aucune substance dangereuse n'était présente dans les pièces touchées par l'accident, selon la même source.

Plusieurs catastrophes dans des sites sensibles ces derniers mois 

Le site "Vector", qui a long­temps hébergé des recherches sur les armes biolo­giques pendant l'ère sovié­tique, est aujourd'hui l'une des deux seules structures au monde renfermant le virus de la variole. 

C'est en tout cas la dernière catastrophe en date à avoir frappé des infrastructures sensibles ces derniers mois. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans trois déflagrations dans des usines d'explosifs et des dépôts de munitions dans le centre et le sud de la Russie et en Sibérie.

Début juillet, 14 officiers de la marine russe sont morts dans un incendie à bord d'un mystérieux sous-marin à propulsion nucléaire dans le Grand Nord. Gardant en grande partie le secret sur la tragédie, les autorités ont assuré que le réacteur nucléaire n'a pas été touché par le feu.

En août, une explosion à caractère nucléaire a fait au moins cinq morts sur une base de tir de missiles du Grand Nord lors de tests de nouveaux armements. Elle a conduit à une brève hausse de la radioactivité, selon les autorités.