Ex-espion russe : "Nous refusons en bloc toutes les accusations à l'égard de la Russie", déclare l’ambassade de Russie en France

Artem Studennikov, ministre conseiller de l’ambassade de Russie en France, a expliqué, jeudi sur franceinfo, que la Russie a "le droit de prendre des mesures de rétorsions" après la série de sanctions prise à l'égard de son pays par la Grande-Bretagne.

Artem Studennikov, ministre conseiller de l’ambassade de Russie en France, le 15 mars 2018.
Artem Studennikov, ministre conseiller de l’ambassade de Russie en France, le 15 mars 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

"Nous sommes désappointés par cette prise de position." Artem Studennikov, ministre conseiller de l’ambassade de Russie en France, a manifesté, jeudi 15 mars sur franceinfo, de la déception alors que la Première ministre britannique, Theresa May, a annoncé une série de sanctions à l'égard de la Russie, dont l'expulsion de 23 diplomates russes et le gel des contacts bilatéraux.

La Russie "a le droit de prendre des mesures de rétorsions"

"Il est évident" que la Russie a "le droit de prendre des mesures de rétorsions. Il est trop tôt pour dire lesquelles, mais cela ne va pas tarder", a déclaré Artem Studennikov. D'autant plus que "nous refusons en bloc toutes les accusations à l'égard de la Russie" d'avoir empoisonné un ex-espion russe en Angleterre, a ajouté le ministre conseiller de l’ambassade de Russie en France.

"Nous attendons aussi la réaction française et nous attendons la réaction des Britanniques à notre offre de coopération, dans le cadre de la convention de l'interdiction des armes chimiques à La Haye", a annoncé Artem Studennikov.