Russie : Alexeï Navalny transféré de sa prison vers un lieu inconnu

L'opposant russe pourrait avoir été envoyé vers la colonie pénitentiaire où il purgera une peine de deux ans et demi d'incarcération.

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France Télévisions
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L'opposant russe Alexeï Navalny, lors d'une audience à Moscou le 20 février 2021. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

Où a été emmené Alexeï Navalny ? L'opposant russe a été transféré de sa prison moscovite, où il était incarcéré depuis son arrestation à son retour en Russie mi-janvier, vers une destination inconnue, selon son équipe. "Ils n'ont dit à personne où il a été transféré", a déclaré jeudi 25 février une de ses avocats, Olga Mikhaïlova, suggérant qu'il pourrait être parti vers la colonie pénitentiaire où il purgera une peine de deux ans et demi d'incarcération.

Eva Merkatcheva, militante de défense des droits humains et membre d'une commission officielle d'aide aux détenus, a indiqué qu'il n'y avait "pas d'autre variante" qu'un départ en colonie pénitentiaire, mais ne pas savoir dans laquelle il aurait été envoyé. Un proche collaborateur d'Alexeï Navalny, Léonid Volkov, a affirmé sur Twitter que la famille de l'opposant n'avait pas non plus été informée du lieu où il se trouve.

Une polémique avec Amnesty International

La justice russe a confirmé la semaine dernière la sentence de l'opposant de 44 ans, dans une affaire de fraude datant de 2014 que lui et de nombreuses capitales ou ONG dénoncent comme politique. Il a été arrêté le 17 janvier, à son retour d'Allemagne où il a passé quasiment cinq mois en convalescence pour se remettre d'un empoisonnement dont il accuse le Kremlin.

La semaine dernière, Alexeï Navalny a aussi été condamné à une amende pour "diffamation" envers un vétéran de la Deuxième guerre mondiale et plusieurs autres affaires judiciaires l'attendent, notamment une enquête pour escroquerie, passible de dix ans de prison.

Mercredi, Amnesty International a annoncé ne plus considérer Alexeï Navalny comme un "prisonnier de conscience" en raison de propos haineux prononcés par le passé, une décision qui a provoqué de nombreuses condamnations et l'indignation des proches de l'opposant, affirmant que l'ONG a cédé à une campagne organisée. La polémique a encore enflé jeudi avec la diffusion, sur le compte YouTube de deux spécialistes russes des canulars téléphoniques, d'un appel sur Zoom entre trois dirigeants d'Amnesty et les humoristes se faisant passer pour Léonid Volkov.

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