Affaire Navalny : enquête ouverte pour "fraudes" contre l'opposant politique russe

En convalescence à l'étranger depuis son empoisonnement, Alexeï Navalny est accusé par la Russie d'avoir utilisé à son profit des dons de particuliers.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
L'opposant politique russe Alexeï Navalny, le 26 décembre 2019, à Moscou, en Russie. (DIMITAR DILKOFF / AFP)

Une enquête pour "fraudes à grande échelle" a été ouverte en Russie contre l'opposant Alexeï Navalny, en convalescence à l'étranger depuis son empoisonnement en août, ont annoncé les autorités russes mardi 29 décembre. Ce délit est passible de dix ans d'emprisonnement.

Alexeï Navalny est soupçonné d'avoir dépensé pour son usage personnel 356 millions de roubles (3,9 millions d'euros) de dons récoltés par "plusieurs" organisations sans but lucratif. Le Comité d'enquête russe soutient que l'opposant a utilisé cette somme "pour l'acquisition de biens personnels et matériels, ainsi que le paiement de dépenses (y compris des vacances à l'étranger)".

"Ils essayent de m'envoyer en prison"

"On dirait que Poutine fait une crise d'hystérie", a réagi l'opposant, sur son compte Twitter. Alexeï Navalny estime que cette nouvelle affaire est liée à son empoisonnement en Sibérie, fin août, lors duquel il affirme avoir été victime d'une attaque à un agent neurotoxique, sur ordre du Kremlin.

La Russie affirme toujours qu'il n'y a aucune preuve d'une tentative d'empoisonnement, malgré les résultats de trois laboratoires européens établissant qu'il avait été empoisonné. "Ils essayent de m'envoyer en prison car je ne suis pas mort et que j'ai cherché ensuite mes meurtriers", a affirmé mardi Alexeï Navalny.

L'opposant a publié la semaine dernière une vidéo d'une conversation téléphonique avec un membre présumé du FSB dans laquelle ce dernier, pensant parler à un responsable du renseignement, explique que les services spéciaux russes ont bien empoisonné Alexeï Navalny. Les autorités ont qualifié cette conversation de "falsification" mais n'ont jamais démenti que l'interlocuteur de l'opposant était bien un agent.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.