Affaire Alexeï Navalny : le Kremlin dénonce des accusations "absurdes" contre la Russie

La Russie nie toute implication dans l'empoisonnement de l'opposant politique à Vladimir Poutine.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des militaires allemands déplacent le brancard qui a servi à transférer l'opposant politique russe Alexeï Navalny à l'hôpital, à Berlin, le 22 août. (ODD ANDERSEN / AFP)

Il est '"absurde" d'accuser Moscou d'avoir empoisonné l'opposant Alexeï Navalny, hospitalisé en Allemagne dans un état grave. "Toute tentative d'associer la Russie de quelque manière que ce soit à ce qui s'est passé est inacceptable à nos yeux, elles sont absurdes", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lundi 7 septembre.

Néanmoins, l'ambassadeur de Russie au Royaume-Uni a été convoqué, lundi, au ministère britannique des Affaires étrangères pour s'expliquer sur l'empoisonnement, a annoncé le chef de la diplomatie, Dominic Raab. Ce dernier s'est dit "soulagé" de la sortie du coma de l'opposant au Kremlin, réclamant à Moscou "une enquête complète et transparente".

Berlin fait part d'une "preuve sans équivoque" d'un empoisonnement

Le gouvernement allemand avait affirmé la semaine dernière détenir la "preuve sans équivoque" de l'utilisation d'un agent neurotoxique contre l'opposant russe. Depuis le 22 août, le principal adversaire de Vladimir Poutine est hospitalisé dans un état grave à Berlin, après un malaise deux jours plus tôt dans un avion qui le ramenait à Moscou depuis la Sibérie. 

Les médecins allemands avaient indiqué que "les résultats cliniques révèlent une intoxication par une substance du groupe des inhibiteurs de la cholinestérase". Soit un groupe auquel appartiennent de redoutables armes chimiques appelées "agents innervants". Parmi eux : le gaz sarin, le VX ou le Novitchok russe, utilisé pour empoisonner l'ex-espion Sergueï Skripal et sa fille Ioulia en 2018 en Angleterre. Les médecins russes ayant soigné Alexeï Navalny lors de son hospitalisation en Sibérie ont eux assuré ne pas avoir trouvé une telle substance dans l'organisme de l'opposant.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.