Affaire Navalny : Emmanuel Macron dénonce une "tentative d'assassinat" et demande une "clarification" à Vladimir Poutine

"Une clarification est nécessaire de la part de la Russie dans le cadre d'une enquête crédible et transparente", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un entretien avec son homologue russe, lundi. 

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Le président français, Emmanuel Macron, et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'un sommet sur l'Ukraine à l'Elysée, le 9 décembre 2019 à Paris.  (CHARLES PLATIAU / POOL / AFP)

Après l'Allemagne, les Etats-Unis, l'UE et le G7, Emmanuel Macron a demandé des comptes à Vladimir Poutine sur le sort d'Alexeï Navalny, lors d'un entretien téléphonique, lundi 14 septembre. Le président français lui a demandé que "toute la lumière soit faite, sans délai", sur la "tentative d'assassinat" de l'opposant numéro 1 au Kremlin, qu'il a qualifiée "d'empoisonnement", a annoncé l'Elysée.

"Une clarification est nécessaire de la part de la Russie dans le cadre d'une enquête crédible et transparente", a déclaré le chef de l'Etat, précisant que "la France partage, sur la base de ses propres analyses, les conclusions de plusieurs de ses partenaires européens sur les faits d'empoisonnement à l'aide d'un agent neurotoxique Novitchok". Lundi, Berlin a annoncé que des laboratoires français et suédois confirmaient l'empoisonnement de l'opposant avec un agent de type Novitchok.

La pression s'accentue sur Moscou

Placé en août en réanimation dans un hôpital sibérien, après avoir fait un malaise dans un avion, Alexeï Navalny a été transféré, dans le coma, en Allemagne. Les médecins allemands disent avoir trouvé les traces d'un empoisonnement à un agent innervant de type Novitchok, substance conçue à l'époque soviétique à des fins militaires.

La semaine dernière, les critiques occidentales se sont multipliées. L'UE a évoqué de possibles sanctions et Angela Merkel a fait savoir que l'Allemagne n'excluait pas le gel du projet de son gazoduc avec la Russie, Nord Stream 2, qui doit approvisionner l'Europe en gaz russe via la mer Baltique. Les pays du G7, dont la France, ont aussi exhorté Moscou à traduire "urgemment" en justice les auteurs de "l'empoisonnement confirmé" d'Alexeï Navalny, dénonçant comme "inacceptable" tout usage d'armes chimiques.

Vladimir Poutine continue de son côté de nier en bloc. Il a dénoncé lundi les accusations "non étayées" visant la Russie au sujet de cette affaire. Lors de son entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, le président russe a jugé "malvenues les accusations non étayées et fondées sur rien visant la partie russe". Il a réclamé de nouveau que Berlin fournisse "les échantillons biologiques" ayant permis aux spécialistes allemands (ainsi que suédois et français) de pointer du doigt une substance de type Novitchok.

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