Ce que l'on sait de l'attaque au couteau à Londres qui a coûté la vie à une sexagénaire

L'homme arrêté après l'attaque souffrirait de problèmes mentaux, selon un responsable de la police.

La police scientifique enquête sur les lieux de l\'attaque au couteau, commise dans la soirée du mercredi 3 août 2016,  à Russell Square, à Londres (Royaume-Uni).
La police scientifique enquête sur les lieux de l'attaque au couteau, commise dans la soirée du mercredi 3 août 2016, à Russell Square, à Londres (Royaume-Uni). (MAXPPP)

Une femme a été tuée et cinq autres personnes blessées, dans la soirée du mercredi 3 août, dans une attaque au couteau dans le centre de Londres (Royaume-Uni), à Russell Square, un jardin public tout proche du British Museum. 

L'alerte a été donnée à 22h33. La police est arrivée sur les lieux cinq minutes après, y trouvant six blessés, dont une sexagénaire, qui a succombé à ses blessures. 

Francetv info détaille les éléments connus de l'enquête qui vient de s'ouvrir. 

L'agresseur présumé est un Norvégien de 19 ans

L'agresseur présumé, un jeune homme de 19 ans de nationalité norvégienne, a été maîtrisé au moyen d'un pistolet à impulsion électrique Taser, avant d'être placé en garde à vue à l'hôpital.

Il souffrirait de troubles mentaux 

"Les premières indications suggèrent que la santé mentale jouerait un rôle significatif dans cette affaire", a déclaré un responsable de la police, jeudi matin. "Tout le travail que nous avons jusqu'à présent accompli indique de plus en plus que ce tragique incident a été déclenché par des questions de santé mentale", a poursuivi le commissaire adjoint de la police métropolitaine de Londres, dans une déclaration à la presse à la-mi journée. "Nous croyons qu'il s'agit d'une attaque spontanée et que les victimes ont été choisies au hasard", a-t-il ajouté. 

Dans un premier temps, la police de la capitale britannique avait évoqué une possible attaque terroriste. Dans son dernier communiqué, Scotland Yard ne mentionne plus explicitement cette possibilité, ajoutant qu'aucun élément n'atteste d'une radicalisation de l'auteur présumé de cette attaque meurtrière. Ce constat ressort de l'audition du suspect et de sa famille ainsi que de perquisitions, a ajouté le responsable policier. La section chargée des homicides de la police londonienne a été chargée de l'enquête, avec le soutien de la section chargée du contre-terrorisme.

La victime est une citoyenne américaine

La sexagénaire qui a succombé à ses blessures était américaine, a indiqué le commissaire adjoint de la police métropolitaine de Londres.

Quant aux cinq blessés dans l'attaque, trois hommes et deux femmes, "ils sont de nationalité australienne, américaine, israélienne et britannique", a-t-il ajouté. Ni l'état de santé des blessés, ni la nature de leurs blessures n'ont été précisés. 

Le maire de Londres lance un appel au calme

Le maire de Londres a appelé jeudi matin au calme et à la vigilance au lendemain de cette attaque au couteau. "J'exhorte les Londoniens à rester calmes et vigilants", a plaidé Sadiq Khan dans un communiqué, les appelant à signaler "tout acte suspicieux à la police".

Dimanche, le chef de la police de Londres avait mis en garde contre l'éventualité d'une attaque terroriste au Royaume-Uni. "En tant que personne chargée de prévenir une telle attaque, je sais que vous aimeriez que je vous rassure. Mais je crains de ne pouvoir le faire entièrement", avait-il poursuivi, réagissant aux craintes émises après les attaques terroristes menées en France et en Allemagne.

"Notre niveau de menace est 'sévère' depuis deux ans. Il va le rester. Cela signifie qu'une attaque est fortement probable. On peut dire qu'il s'agit de savoir quand, pas si" elle aura lieu, avait-il dit encore. Le niveau de menace terroriste a été porté à 4 sur une échelle de 5 en août 2014 au Royaume-Uni, signifiant qu'un attentat est considéré comme "hautement probable".

Des policiers déployés dans la ville

La police londonienne avait annoncé, mercredi, avant l'attaque au couteau, le déploiement de 600 policiers armés supplémentaires à Londres. Enfin, en décembre 2015, à la suite des attentats de Paris, la police métropolitaine de Londres avait annoncé qu'elle allait munir davantage de ses policiers d'armes de poing et d'armes semi-automatiques, ainsi que de pistolets Taser.