Royaume-Uni : les travaillistes donnés devant Boris Johnson pour la première fois dans un sondage

Le parti d'opposition a retrouvé la confiance de sélecteurs depuis l'arrivée du modéré Keir Starmer. Les travaillistes devancent de 3 points les conservateurs, dans un sondage Opinium pour "The Observer".

 Keir Starmer lors d\'un discours, le 22 septembre 2020, à Doncaster, au Royaume-Uni.
 Keir Starmer lors d'un discours, le 22 septembre 2020, à Doncaster, au Royaume-Uni. (STEFAN ROUSSEAU / AFP)

Une remontée spectaculaire. Au Royaume-Uni, le parti travailliste britannique devance pour la première fois le parti conservateur depuis l'arrivée au pouvoir de Boris Johnson en juillet 2019, selon un sondage Opinium publié dimanche 27 septembre dans The Observer, l'édition dominicale du Guardian.

Le parti d'opposition, qui a repris des couleurs depuis l'arrivée à sa tête de l'europhile et modéré Keir Starmer en avril, devance les Tories de trois points, à 42% contre 39%. Il y a six mois encore, au début de la pandémie de coronavirus, dont la gestion par le gouvernement Johnson est largement critiquée, les conservateurs caracolaient en tête avec 26 points d'avance.

Le lourd bilan du Covid-19

C'est la première fois depuis début juillet 2019 - moment de la démission de Theresa May, emportée par l'impossibilité de faire adopter au Parlement son accord de Brexit - que les travaillistes sont tête. Surtout, "c'est la première fois depuis que Boris Johnson est devenu Premier ministre que le Labour devance les conservateurs dans les intentions de vote", a souligné dans l'hebdomadaire de gauche Adam Drummond, directeur associé d'Opinium. Keir Starmer avait déjà obtenu une meilleure cote de confiance que Boris Johnson.

Plus de la moitié des sondés (55%) estiment que le leader travailliste est prêt à entrer au 10 Downing Street et 40% pensent que le Labour est prêt à former le prochain gouvernement. Boris Johnson paie notamment sa gestion de la crise du Covid-19 - qui a fait près de 42 000 morts, le plus lourd bilan en Europe - désapprouvée par 50% des sondés.

*L'étude a été menée du 23 au 25 septembre sur un panel de 2 002 personnes.