L'aéroport de Londres-Gatwick annonce sa réouverture pour un "nombre limité" de vols, après avoir été paralysé par des drones

Situé au sud de la capitale britannique, l'aéroport de Gatwick était fermé depuis mercredi soir, après avoir été survolé par des drones. 

Des avions bloqués sur le tarmac de l\'aéroport de Londres-Gatwick (Royaume-Uni), le 20 décembre 2018.
Des avions bloqués sur le tarmac de l'aéroport de Londres-Gatwick (Royaume-Uni), le 20 décembre 2018. (GLYN KIRK / AFP)

La pagaille n'est pas terminée. L'aéroport londonien de Gatwick, paralysé depuis la soirée du mercredi 19 décembre en raison d'un survol de drones, annonce dans la matinée du vendredi 21 décembre sa réouverture pour un "nombre limité" de vols.

"La piste de Gatwick est actuellement utilisable et un nombre limité d'avions sont prévus au décollage et à l'atterrissage", indique l'aéroport sur Twitter. Il conseille aux voyageurs de vérifier le statut de leur vol avec leur compagnie aérienne avant de se rendre à l'aéroport, des vols au départ et à l'arrivée de Gatwick étant toujours sujets à des retards ou à des annulations.

L'aéroport espère réaliser 700 départs dans la journée de vendredi. Quelque 110 000 passagers auraient dû emprunter un avion décollant de Gatwick ou y atterrissant jeudi, et 10 000 avaient déjà été affectés mercredi soir.

L'armée appelée en renfort

L'aéroport avait été fermé mercredi à 21 heures (heure locale) après que deux drones eurent été vus en train de survoler le site. Il a rouvert brièvement dans la nuit avant de fermer à nouveau à 3h45 jeudi matin et la piste n'a pas pu être rouverte dans la journée car les drones ne cessaient de réapparaître, jouant au chat et à la souris avec les policiers. Jeudi soir, la police a indiqué que les drones avaient été aperçus plus de 50 fois dans les 24 heures suivant 21 heures mercredi.

L'armée a été appelée à l'aide et le ministère de la Défense a annoncé avoir déployé du matériel spécialisé pour aider la police à traquer les drones. Une chasse à l'homme mobilisant plus de 20 unités de police et des dizaines d'agents de police locaux est en cours pour trouver le ou les responsables.

Bien que les drones concernés n'aient pas été interceptés, ni le ou les responsables de la pagaille retrouvés, l'aéroport a pu rouvrir après avoir pris des "mesures" pour atténuer la menace des drones, en collaboration avec la police, l'armée et les autorités, a précisé le directeur général de l'aéroport, Chris Woodroofe, sur la BBC, refusant d'en dire plus.

Les coupables risquent jusqu'à cinq ans d'emprisonnement. La législation encadrant l'usage des drones a été renforcée cette année au Royaume-Uni, interdisant leur utilisation à moins d'un kilomètre d'un aéroport et à une altitude supérieure à 400 pieds (122 mètres).