Attentat de Manchester : le niveau d'alerte ramené de "critique" à "sévère"

Les militaires déployés en renfort des policiers dans les grandes villes britanniques retourneront dans leurs casernes à partir de lundi minuit.

Des policiers britanniques armés patrouillent le 27 mai 2017 à Manchester (Royaume-Unis).
Des policiers britanniques armés patrouillent le 27 mai 2017 à Manchester (Royaume-Unis). (OLI SCARFF / AFP)

Cinq jours après l'attentat suicide de Manchester, qui a coûté la vie à 22 personnes à la sortie d'un concert d'Ariana Grande, samedi 27 mai, les autorités britanniques ont rabaissé le niveau d'alerte de "critique" à "sévère". Le niveau d'alerte "critique" signifie que les services de sécurité considèrent qu'une autre attaque terroriste est imminente. Le niveau "sévère" signifie que ce risque demeure hautement probable. 

La conséquence de cette mesure est que les militaires qui étaient venus prêter main forte aux forces de police pour patrouiller dans les rues des grandes villes britanniques retourneront dans leurs casernes à partir de lundi minuit. La Grande-Bretagne reste néanmoins en état d'alerte et la sécurité des quelque 1 300 évènements publics programmés lors de ce week-end prolongé a été sensiblement renforcée. 

Quelque  23 000 sympathisants jihadistes au Royaume-Uni

Selon l'édition de samedi du Times (en anglais), les services de renseignement britanniques ont identifié pas moins de 23 000 sympathisants jihadistes au Royaume-Uni. De source proche du dossier, on indiquait cette semaine à Reuters que 500 opérations de surveillance active concernant quelque 3 000 personnes susceptibles de représenter une menace étaient en cours.

Les experts du renseignement britannique ne pensent toutefois plus qu'une nouvelle attaque puisse être imminente en raison des importants progrès accomplis par les enquêteurs depuis l'attentat. Les services de sécurité redoutaient qu'un artificier expérimenté soit toujours en fuite après l'attaque suicide de lundi, mais il semble que le kamikaze ait opéré seul ou peut-être avec l'aide d'un complice pour la mise au point de l'engin explosif qu'il a utilisé.