Elections législatives au Royaume-Uni : les travaillistes remportent la majorité absolue au Parlement, selon les derniers résultats

Les conservateurs essuient leur pire défaite depuis le début du XXe siècle.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le chef du Labour, Keir Starmer, fait un discours à Londres (Royaume-Uni), le 5 juillet 2024. (JUSTIN TALLIS / AFP)

Le résultat est sans appel. Les travaillistes ont largement remporté les élections législatives, selon les derniers résultats partiels relayés par la BBC vendredi 5 juillet. Le Labour a sécurisé 412 sièges, soit plus que les 326 sièges nécessaires pour obtenir la majorité absolue à la Chambre des communes et pouvoir former seul le futur gouvernement britannique.

Les conservateurs essuient de leur côté leur pire résultat depuis le début du XXe siècle. Les libéraux-démocrates (centristes) semblent se renforcer, tandis que le parti anti-immigration Reform UK remporte son premier succès électoral. Son leader, Nigel Farage, fervent partisan du Brexit, a été élu au Parlement britannique. En revanche, les indépendantistes écossais subissent un sérieux revers. Selon la dernière projection de la BBC, le SNP ne remporterait que neuf sièges, contre 48 auparavant, sur les 57 représentant l'Ecosse.

Un retour triomphal pour le Labour

Le chef du Labour britannique, Keir Starmer, s'apprête à entrer à Downing Street, mettant fin à 14 années dans l'opposition pour les travaillistes, après leur victoire sans appel face aux conservateurs lors de législatives marquées aussi par la percée de la droite dure. L'ancien avocat spécialiste des droits humains de 61 ans devrait être chargé vendredi par le roi Charles III de former un nouveau gouvernement.

Le futur Premier ministre britannique a promis vendredi un "renouveau national" pour le Royaume-Uni. "Notre tâche n'est rien de moins que de renouveler les idées qui maintiennent l'unité de notre pays", a-t-il déclaré dans un discours prononcé alors que son parti venait de s'assurer une majorité absolue dans le futur Parlement. "Je ne vous promets pas que cela sera facile", a-t-il ajouté. 

Peu charismatique mais déterminé, il a promis de transformer le pays comme il a redressé le Labour, le recentrant sur le plan économique : méthodiquement, sans coup d'éclat ni état d'âme. Il assure vouloir relancer la croissance, redresser les services publics, renforcer les droits des travailleurs, réduire l'immigration et rapprocher le Royaume-Uni de l'Union européenne, sans revenir sur le Brexit, sujet tabou de la campagne.

Plusieurs ténors conservateurs sèchement battus

Premier à tomber dans son fief du nord de Londres, le ministre de la Défense britannique, Grant Shapps, a perdu son siège de député au profit du candidat du Labour. Peu après, il a été suivi dans la défaite par Penny Mordaunt, en charge des Relations avec le Parlement et qui s'était présentée en 2022 pour succéder à l'ancien Premier ministre Boris Johnson.

Autre surprise, l'ex-Première ministre britannique Liz Truss, qui a passé 49 jours à Downing Street, a perdu son siège du South West Norfolk. Pour la première fois depuis 1959, cette circonscription bascule dans le camp du Labour. 

Des dizaines de députés sortants avaient décidé de ne pas se représenter, dont des figures du parti comme l'ancienne Première ministre Theresa May. A l'inverse, plusieurs autres pointures ont sauvé leur siège, le ministre des Finances Jeremy Hunt, l'ancienne ministre de l'Intérieur Suella Braverman, ou Kemi Badenoch, ministre du Commerce sous Rishi Sunak, et souvent citée comme possible candidate pour prendre la relève à la tête des Tories après la défaite.

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