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Attentat de Londres : l’un des tueurs présumés "ne socialisait jamais avec les gens du quartier"

Parmi les trois terroristes présumés identifiés, l’un était connu de la police, un autre du MI5. Khuram Butt comme Rachid Redouane résidaient tous deux à Barking, dans l’Est de Londres. Franceinfo s'y est rendu.

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Radio France
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Kings Road, dans le quartier de Barking, dans l'Est londonien. (JUSTIN TALLIS / AFP)

Après l’attentat à Londres samedi 3 juin, la police britannique a livré l’identité présumée des trois trois tueurs. Deux d'entre eux, Khuram Butt et Rachid Redouane, résidaient dans le quartier de Barking, dans l’Est de Londres, où franceinfo s’est rendu.

D'une mosquée à l'autre

À la mosquée Jābir ibn Zayd, les rares fidèles à s’exprimer disent ne pas connaître Khuram Butt. Pourtant, sur la porte vitrée, un communiqué affirme : "Celui que nous savons maintenant être Khuram Butt fréquentait la mosquée de façon irrégulière, il y a quelques années on lui a demandé de quitter les lieux après qu’il a interrompu un sermon." Khuram Butt se serait alors rabattu sur une autre mosquée, si on en croit le petit Muhammad. "Je l’ai vu il y a deux ou trois jours à la mosquée, se souvient-il, mais à la mosquée Attaqwa ! Il disait des choses en arabe."

Attentat de Londres : l’un des deux tueurs "ne socialisait jamais avec les gens du quartier"
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À quelques mètres s’élève l’immeuble où habitait le terroriste présumé. "Ici, ce n’est pas un ghetto. Il y a des Blancs, des Noirs, des Arabes, des Asiatiques", insiste Hassan, un voisin. Un quartier amical, en somme. Le terroriste présumé y circulait en voiture avec sa femme et deux enfants.

"On ignorait ses opinions"

Là, déjà, l’homme âgé de 27 ans dénotait : "Il portait un turban sur la tête et avait une longue robe, une barbe, les cheveux longs, assure son voisin. Son apparence était assez différente. Toute la communauté est choquée, qu’une personne comme cela habite ici. En fait, on ignorait ses opinions. Il ne venait pas si fréquemment à la mosquée. Il ne socialisait jamais avec les gens de ce quartier."

Khuram Butt se liait pourtant avec les enfants pour les convertir, rapporte une voisine dans la presse. Elle avait averti la police. Cette dernière confirme, mais précise n’avoir pas détecté d’attaque en préparation. L’an dernier, pourtant, Khuram Butt apparaissait dans un documentaire de la 4e chaîne intitulé "Mon voisin le jihadiste".

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