Armes à feu : l'histoire du bon élève britannique

À l'opposé des États-Unis, le Royaume-Uni a décidé il y a plusieurs décennies de bouleverser la législation sur les armes à feu.

FRANCE 2

À Las Vegas, dimanche 1er octobre, un homme a ouvert le feu sur le public d'un concert. On déplore 58 personnes décédées. Si les fusillades qui s’enchaînent aux États-Unis ne semblent pas modifier le positionnement de ce pays sur la législation concernant les armes à feu, le Royaume-Uni a lui réussi à littéralement inverser toute une culture. Il faut remonter 21 ans en arrière, au 13 mars 1996, au drame de Dunblane en Ecosse où un homme a ouvert le feu dans une école et ôté la vie de 16 écoliers et de leur institutrice.

"Ça a été très dur"

Au lendemain, du drame, une poignée de militants britanniques, menés notamment par Gill Marshall Andrews, la fondatrice du Gun Network Control, ont fait le procès de leur société, alors qu'à l'époque, le pays pullule d'armes à feu. "Ça a été très dur", se souvient-elle. "Mais on n'est pas obligé de suivre le même chemin que les Américains. On peut changer". Ils y sont parvenus deux ans plus tard en 1998, avec l'interdiction totale des armes de poings au Royaume-Uni.

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Des armes semi-automatiques en vente dans une armurerie de Las Vegas (Etats-Unis), le 4 octobre 2017.
Des armes semi-automatiques en vente dans une armurerie de Las Vegas (Etats-Unis), le 4 octobre 2017. (ROBYN BECK / AFP)