Le prince George a un an : vous enviez sa vie, mais seriez vous-prêt à faire subir ça à votre enfant ?

A l'occasion de l'anniversaire de l'héritier de la couronne britannique, francetv info liste les contraintes rencontrées par le prince George lors de sa première année. Ainsi que celles à venir.

Le prince Georges, entouré de sa mère Kate Middleton et de son père le prince William, lors de leur arrivée à l\'aéroport de Sydney pour une visite officielle en Australie et en Nouvelle-Zélande, le 16 avril 2014. 
Le prince Georges, entouré de sa mère Kate Middleton et de son père le prince William, lors de leur arrivée à l'aéroport de Sydney pour une visite officielle en Australie et en Nouvelle-Zélande, le 16 avril 2014.  (WILLIAM WEST / AFP)

"Happy Birthday to you prince George !"  Le "Royal Baby" fête son anniversaire, mardi 22 juillet. Sa première année a été marquée par les exigences protocolaires, l'exposition médiatique et les voyages officiels. Même si ses parents, Kate et William, tentent de protéger leur progéniture, l'héritier de la couronne britannique ne peut échapper au poids de sa fonction précoce. Derrière les dorures des palais se cache toute une vie d'obligations. Francetv info vous dresse la liste des contraintes du prince George.

Renoncer à son jardin secret

Le prince George commence à se tenir debout, le 2 juillet 2014, lors de la visite d\'une exposition au Musée d\'histoire naturelle de Londres.
Le prince George commence à se tenir debout, le 2 juillet 2014, lors de la visite d'une exposition au Musée d'histoire naturelle de Londres. (JOHN STILLWELL / AFP)


Pas facile d'être l'héritier de la monarchie britannique. Le moindre rot du prince George est scruté, commenté et analysé. Ainsi, ses premiers pas, lors d'un match de polo au parc de Cirencester (Nord-Ouest de Londres), ont déclenché une folie médiatique. De même, le public goûte avec avidité les petites confidences de son papa dévoilant que son fiston est "un petit bagarreur", "un peu chenapan". George va devoir s'habituer à voir sa vie privée exposée aux yeux de tous.

Sourire aux journalistes en toutes circonstances

Le prince William tient son fils d\'un bras tout en saluant les photographes, le 16 avril 2014, à l\'aéroport de Wellington (Nouvelle-Zélande).
Le prince William tient son fils d'un bras tout en saluant les photographes, le 16 avril 2014, à l'aéroport de Wellington (Nouvelle-Zélande). (MARK TANTRUM / AFP)

La famille royale provoque l'hystérie de la population et des médias anglais. Lors de toutes ses sorties publiques, et même privées, un prince se doit de sourire aux photographes et éviter les erreurs de conduite. Pour George, fumer du cannabis, se tituber d'ivresse ou se déguiser en nazi à l'image de son tonton Harry serait une mauvaise idée. Son oncle, dont les frasques ont été largement relayées par la presse, comme le montre ce diaporama du Figaro Madame, est même allé jusqu'à se battre avec un journaliste. En attendant son adolescence, tout va bien pour le "Royal Baby" qui reste crédité de 68% d'opinions favorables dans un récent sondage commandé par The Independant (en anglais).

Ne pas faire trop de bruit

Kate Middleton met une main devant la bouche de son fils, le 20 avril 2014 à Sydney, en Australie.
Kate Middleton met une main devant la bouche de son fils, le 20 avril 2014 à Sydney, en Australie. (DAVID GRAY / AFP)

La communication des membres de la famille royale est encore plus contrôlée qu'un défilé militaire. Ils ne peuvent intervenir de manière intempestive dans les médias. George devra donc peser le moindre mot qui sortira de sa bouche (même les premiers). Le palais de Buckingham a horreur des éléments incontrôlables, tels que la grand-mère de George, Lady Diana, qui avait créé le scandale en révélant dans le magazine Panorama avoir trompé le prince Charles pendant son mariage, comme le soulève le site de la BBC (en anglais).

Dire bonjour à la dame

L\'épouse du gouverneur général d\'Australie touche la main du prince George, le 16 avril 2014 à l\'aéroport de Sydney (Australie).
L'épouse du gouverneur général d'Australie touche la main du prince George, le 16 avril 2014 à l'aéroport de Sydney (Australie). (WILLIAM WEST / AFP)

Imaginez le calvaire. Etre obligé de serrer des milliers de mains en une année. Se voir toucher comme une relique par des doigts infestés de microbes qui ont sûrement traîné un peu partout. Voilà à quoi ressemble la vie du prince George. Son corps ne lui appartient qu'à moitié. Bains de foule, dîners de charité, événements en tout genre, il va devoir subir les lourdeurs protocolaires pour le restant de ses jours, toujours en se montrant poli et aimable.

Abandonner l'idée d'une vie de famille "normale"

Kate, William et le prince George, le 29 mars 2014, à la fenêtre du palais de Kensington.
Kate, William et le prince George, le 29 mars 2014, à la fenêtre du palais de Kensington. (JASON BELL / KENSINGTON PALACE / AFP)

Les parents de George souhaitent une vie de famille "normale" dans une relative tranquillité. Le prince William a encore en mémoire les moments de complicité partagés avec son père à la chasse ou avec sa mère au cinéma. Pour tenter de tenir les médias éloignés, ils ont recours aux photos officielles afin de rassasier de temps en temps la presse. Malheureusement pour le petit prince, le cocon familial est fragile. Son père en a conscience, lui qui a vu le divorce de ses parents exposé en détails dans les tabloïds anglais, rappelle Libération.

Ne pas trop compter sur ses jouets

Le prince George s\'amuse avec un jouet lors d\'une visite à la résidence du gouverneur général de Nouvelle-Zélande, à Wellington, le 9 avril 2014.
Le prince George s'amuse avec un jouet lors d'une visite à la résidence du gouverneur général de Nouvelle-Zélande, à Wellington, le 9 avril 2014. (MARTY MELVILLE / AFP)

Contrairement à l'idée reçue, la fonction de prince s'avère fatigante et demande du boulot. "Le côté glamour, les belles robes, les palais, ça donne l’impression que les membres des familles royales ne travaillent pas mais en fait, ils travaillent tout le temps", note Estelle Bouthillier, spécialiste de la monarchie à la Concordia University du Canada, interrogée par francetv info. Le prince Georges devra rapidement abandonner ses jouets pour honorer les centaines d’invitations qu'il recevra chaque année à partir de l'âge de 6 ou 7 ans.

Recevoir des cadeaux bizarres sans broncher

Le prince George reçoit une peluche de bilby lors d\'une visite au zoo de Sydney, le 20 avril 2014.
Le prince George reçoit une peluche de bilby lors d'une visite au zoo de Sydney, le 20 avril 2014. (DAVID GRAY / AFP)

Etre prince, c'est aussi recevoir les honneurs. Mais ceux-ci ne sont pas toujours bien sentis. Pour sa naissance, le "Royal Baby" a reçu du gouvernement finlandais un panier garni contenant notamment des vêtements, un nécessaire de bain, un bavoir, des livres et un anneau de dentition. Le paquet comportait également des présents pour les parents : des coussinets de soutien-gorge et cinq préservatifs, remarque le tabloïd britannique The Daily Mirror (en anglais).

Accepter d'être un produit marketing

Un tableau du prince Georges brandi par la foule, le 18 avril 2014 à Sydney (Australie).
Un tableau du prince Georges brandi par la foule, le 18 avril 2014 à Sydney (Australie). (WILLIAM WEST / AFP)

Avant même sa naissance, le prince George était déjà un produit marketing avec des mugs, des sets de table, des bavoirs, des préservatifs et même des sacs à vomi à son effigie. La névrose commerçante ne s'est pas calmée avec l'arrivée du bambin, bien au contraire. L'idée peut paraître séduisante pour l'ego, mais obliger un individu à se confronter sans cesse à son image reproduite sur tous les objets du quotidien peut provoquer quelques dégâts. Espérons pour George qu'il parviendra à surmonter cette nouvelle pression.

S'habituer à être trimballé partout

Kate Middleton porte son fils pour le montrer au public présent à l\'aéroport de Wellington (Nouvelle-Zélande), le 7 avril 2014. 
Kate Middleton porte son fils pour le montrer au public présent à l'aéroport de Wellington (Nouvelle-Zélande), le 7 avril 2014.  (MARK TANTRUM / AFP)

En avril dernier, à seulement huit mois, le prince George a déjà effectué sa première visite officielle en Australie et en Nouvelle-Zélande. Porté sans ménagement par ses géniteurs, il a suivi pendant trois semaines ses parents un peu partout entre réceptions officielles et visites en tout genre. 

S'adapter à toutes sortes de situations

Le prince George rencontre un bilby (une espèce qui appartient à la famille des marsupiaux) lors d\'une visite au zoo de Sydney, le 20 avril 2014.
Le prince George rencontre un bilby (une espèce qui appartient à la famille des marsupiaux) lors d'une visite au zoo de Sydney, le 20 avril 2014. (DAVID GRAY / AFP)

Lors de son voyage en Australie, George a fait des rencontres inédites pour lui. Il a ainsi pu approcher un bilby, une bestiole étrange de la famille des marsupiaux. Le petit prince n'a pas eu peur et heureusement pour lui, car il va devoir s'habituer au cours de sa vie à affronter toutes sortes de situation. Il sera peut-être amené à tuer des ennemis de la couronne comme son oncle Harry, ou même à mener son pays pendant une guerre mondiale à l'image de son arrière-arrière-grand-père.

Faire une croix sur son libre-arbitre

Le prince George lors de son baptême à Londres (Royaume-Uni), le 23 octobre 2013.
Le prince George lors de son baptême à Londres (Royaume-Uni), le 23 octobre 2013. (JOHN STILLWELL / AFP)

De son baptême à sa mort, George a un destin qui semble tout tracé, à moins qu'il ne renonce à la couronne comme son aïeul Edouard VIII. Pour l'instant, il va rapidement voir dans les années à venir son agenda princier se remplir avec frénésie, au point d'empiéter sur sa liberté. Avec des centaines de rendez-vous par an choisis par une équipe dédiée, "cela vous empêche de faire ce que vous voulez", conclut Estelle Bouthillier, la spécialiste de la monarchie.