Excités, sceptiques ou soûlés d'avance, les Britanniques réagissent au deuxième "Royal Baby"

Les médias et les réseaux sociaux se sont enflammés peu après l'annonce de la grossesse de la duchesse de Cambridge. Des réactions parfois inattendues.

Le prince Williams et sa femme Kate, ici à Liège (Belgique) le 4 août 2014.
Le prince Williams et sa femme Kate, ici à Liège (Belgique) le 4 août 2014. (CHRIS JACKSON / AFP)

"Leurs altesses royales le Duc et la Duchesse de Cambridge sont très heureux d'annoncer que la Duchesse de Cambridge attend leur deuxième enfant.Il n'en fallait pas plus pour qu'une véritable frénésie s'empare des réseaux sociaux et des médias britanniques, lundi 8 septembre. Si les messages de félicitations au couple princier ont été nombreux, d'autres réactions ont été plus farfelues à l'annonce de l'arrivée prochaine d'un deuxième "Royal Baby".

Ceux qui parient sur le futur prénom

Le site de paris en ligne irlandais Paddy Power s'est très vite emparé de l'information, souligne le Guardian (en anglais), proposant aux internautes de deviner le poids du bébé à la naissance ou le lieu de sa première visite officielle. Si les Britanniques sont pour l'instant partagés à 50/50 sur son sexe, les avis sont bien plus tranchés concernant son futur prénom. Si c'est une fille, ils parient sur Elizabeth, comme son arrière-grand-mère, ou encore Mary et Victoria, deux autres reines célèbres. Et si George a un petit-frère, ils penchent en faveur de Philip, le prénom de son arrière-grand-père.

L'été dernier déjà, les paris allaient bon train au sujet du prénom du premier "Royal Baby". Et les Britanniques avaient vu juste : George, prénom porté par le père d'Elizabeth II et précédent monarque britannique, était arrivé en tête des votes.

Ceux qui dénoncent une tentative d'influencer le vote sur l'indépendance de l'Ecosse

Certains n'ont pas bondi de joie en apprenant la nouvelle. Alors que le "oui" à l'indépendance de l'Ecosse arrive pour la première fois en tête des sondages, de nombreux internautes s'interrogent sur le "timing" de l'annonce de la grossesse de Kate. Ils soupçonnent la monarchie, très appréciée des Britanniques, de vouloir faire pencher la balance en faveur du "non" grâce cette bonne nouvelle. 

Une journaliste du Financial Times se demande ainsi sur Twitter si l'annonce, qui arrive au moment d'"inquiétudes concernant le référendum écossais", est une "coïncidence". "Ils ne sont pas sournois au point de prévoir et d'annoncer le Royal Baby une semaine avant le référendum écossais, n'est-ce pas ?" a renchéri le groupe de musique irlandais Rubber Bandits.

Une hypothèse qui pourrait faire pencher la balance en faveur des indépendantistes, selon le Telegraph (en anglais). "Il semble probable qu'au moins certains Ecossais considèrent la grossesse royale comme une nouvelle tactique de l'Establishment, explique le quotidien britannique. Même ceux qui ne croient pas aux théories conspirationnistes pourraient être légèrement insultés par l'idée qu'une chose aussi importante que le futur de leur nation se décidera sur la base d'une jolie dame en robe qui va avoir un bébé."

Ceux qui veulent déjà quitter les réseaux sociaux

Des internautes redoutent déjà la folie médiatique à venir concernant la grossesse de Kate. "Oh mon dieu. #RoyalBaby, acte 2. *quitte Twitter*" poste ainsi une jeune femme sur le réseau social. Un autre internaute, ironique, dit "avoir hâte" de pouvoir à nouveau regarder des journalistes camper devant la maternité pour commenter l'accouchement de la duchesse de Cambridge.

Une frénésie qui a déjà débuté, à en croire le magazine people américain The Hollywood Reporter (en anglais), qui signale que de nombreux médias britanniques ont longuement traité la nouvelle. Le prestigieux quotidien The Guardian a d'ailleurs ouvert un live sur le deuxième "Royal Baby", à peine la nouvelle annoncée par la monarchie britannique.