VIDEO. Les réseaux sociaux, "un outil très efficace de recrutement des jeunes jihadistes"

Mohamed Douhane, du syndicat Synergie-Officiers, explique à France 3 comment la police lutte contre l'envoi de jeunes Français en Syrie ou dans d'autres pays en guerre.

EDOUARD DA COSTA et AGER OUESLATI – FRANCE 3

Les deux lycéens toulousains qui étaient partis combattre au côté des jihadistes syriens, via la Turquie, le 6 janvier, sont rentrés en France. Selon Mohamed Douhane, du syndicat policier Synergie-Officiers, la lutte contre les réseaux de jeunes jihadistes passe par la surveillance d'internet et des réseaux sociaux, "qui constituent des outils de propagande particulièrement efficaces dans l'endoctrinement et le recrutement d’apprentis terroristes".

Le policier qualifie ces recrues de "jeunes en quête d'identité, à la recherche d’adrénaline". La surveillance du territoire français par les autorités antiterroristes "ne date pas d'aujourd'hui", selon Mohamed Douhane : "On sait depuis de nombreuses années, avec les événements d'Afghanistan et d'Irak, que des jeunes particulièrement vulnérables et certains mineurs sont susceptibles d'aller sur des théâtres d'opérations et sont susceptibles de commettre des actes terroristes sur place mais également au retour."

Certaines cités particulièrement surveillées

"Ils font l'objet d'une surveillance particulière, notamment dans des cités particulièrement exposées où les gens sont quotidiennement abreuvés d'images de violence et de mosquées détruites, malheureusement", ajoute-t-il.

Selon le ministère de l'Intérieur, près de 250 Français ou étrangers vivant en France combattraient en Syrie, une centaine seraient en transit pour s'y rendre, 150 auraient manifesté leur volonté d'y aller et 76 en seraient revenus. Vingt et un y seraient morts, dont deux demi-frères toulousains de 30 et 22 ans tués à quatre mois d'intervalle.

Les  combattants de la brigade islamiste Ahrar Al-Sham, les combattants anti-régime dans les rues d\'Alep (Syrie), le 27 janvier 2014
Les  combattants de la brigade islamiste Ahrar Al-Sham, les combattants anti-régime dans les rues d'Alep (Syrie), le 27 janvier 2014 (BARAA AL-HALABI / AMC / AFP)