Vidéo Français en Syrie : "Notre priorité, c'est de sauver les enfants", affirme Jean-Yves Le Drian, "Estelle attendra"

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Estelle est l'une des Françaises qui ont entamé une grève de la faim pour demander leur exfiltration vers la France ainsi que celle de leurs enfants. Elle avait témoigné sur franceinfo.

"Notre priorité, c'est de sauver les enfants, à condition que les femmes acceptent que les enfants reviennent en France", a affirmé vendredi 26 mars sur franceinfo Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, à propos des Français détenus en Syrie. Les enfants que la France fait sortir des camps sont "ceux qui sont déclarés orphelins et ceux qui sont déclarés pouvant partir en France avec l'autorisation de leur mère", ils doivent être âgés de 10 ans au plus, précise le ministre.

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Interrogé sur les mères de familles qui demandent à être rapatriées pour être jugées en France, notamment Estelle qui a témoigné sur franceinfo, Jean-Yves Le Drian répond : "Estelle attendra encore, malheureusement pour elle". "Il faudra poser la question de la manière de juger l'ensemble de ces personnes, mais ce n'est pas uniquement les Français. Cette question se pose en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne", dit le ministre.

"Nous avons la même position : Il faut que les acteurs de ces crimes soient jugés sur place dans un processus qui pourra prendre naissance que lorsque la situation militaire sera clarifiée, ce qui n'est pas le cas."

Jean-Yves Le Drian

à franceinfo

Jean-Yves Le Drian tient à souligner que "cette zone est toujours une zone de guerre, la semaine dernière il y a eu des affrontements armés". Il indique que "plusieurs opérations qui s'assimilent presque à des opérations militaires" ont déjà été faites "pour aller chercher ces enfants qui avaient été identifiés dans les camps, avec l'autorisation des autorités kurdes qui, pour l'instant, tiennent la responsabilité de ces camps. Mais autour des autorités kurdes, vous avez des forces turques, des forces russes, des forces syriennes. Bref, il y a tout le monde dans un espace extrêmement restreint."

Actuellement, "il y a quelques centaines de Français" dans les camps en Syrie, mais aussi "quelques milliers de combattants étrangers et il y a plusieurs dizaines de milliers d'Irakiens et de Syriens dans les mêmes camps. Donc c'est un problème très vaste", ajoute le ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères.

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