Cet article date de plus de six ans.

Syrie : Vladimir Poutine ordonne une "trêve humanitaire" quotidienne à partir de mardi dans la Ghouta orientale

Entre 9 et 14 heures, des "couloirs humanitaires" seront mis en place pour permettre l'évacuation des civils, a précisé le gouvernement russe.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Vladimir Poutine, le 26 février 2018, lors d'une rencontre avec les membres permanents du Conseil de sécurité. (ALEKSEY NIKOLSKYI / SPUTNIK)

Le président russe, Vladimir Poutine, a ordonné l'instauration d'une "trêve humanitaire" quotidienne dans la Ghouta orientale en Syrie, à partir de mardi 26 février, a indiqué lundi le ministre russe de la Défense. Ce fief rebelle proche de Damas, la capitale, fait l'objet d'une offensive du régime syrien depuis plusieurs jours. Plus de 550 civils ont été tués en huit jours de frappes.

"Sur ordre du président russe et dans le but d'éviter les pertes parmi les civils de la Ghouta orientale, une trêve humanitaire quotidienne sera instaurée à partir du 27 février de 9 à 14 heures", a poursuivi dans un communiqué le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Selon lui, des "couloirs humanitaires", dont les emplacements seront bientôt communiqués, vont être mis en place pour permettre l'évacuation des civils.

Plus de 550 morts en huit jours

La mesure intervient après l'adoption à l'unanimité, samedi, par le Conseil de sécurité de l'ONU, d'une résolution réclamant "sans délai" un cessez-le-feu humanitaire d'un mois en Syrie. Ce texte a nécessité plusieurs jours de négociations pour obtenir l'assentiment de la Russie, alliée du régime de Bachar Al-Assad.

Les raids aériens du régime sur la Ghouta orientale ont continué lundi même s'ils semblent avoir baissé d'intensité. Moscou avait déjà instauré une trêve unilatérale à Alep en 2016 pour permettre l'évacuation des civils et le retrait des combattants, avant que le régime ne reprenne entièrement le contrôle de la ville. Le porte-parole du Kremlin a accusé lundi les rebelles de la Ghouta orientale de "tenir la population locale en otage", qualifiant la situation autour du fief rebelle de "très tendue".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.