Syrie : une élection présidentielle jouée d'avance pour un quatrième mandat de Bachar Al-Assad

Le président syrien, qui dirige son pays d'une main de fer malgré la guerre civile qui fait rage depuis 2011, devrait être largement réélu face à des candidats faire-valoir.

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Le président syrien, Bachar Al-Assad, le 26 mai 2021 dans un bureau de vote de Douma (Syrie). (LOUAI BESHARA / AFP)

Une opposition quasi inexistante. Les Syriens votent, mercredi 26 mai, dans les régions sous contrôle de Damas, soit les deux tiers du pays, pour une présidentielle qui doit offrir un quatrième mandat de sept ans à Bachar Al-Assad, dans un pays en plein marasme économique ravagé par une décennie de guerre. Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures (6 heures, heure de Paris), selon l'agence officielle Sana. Ils fermeront à 19 heures locales, à moins d'une prolongation. Les résultats pourront être annoncés dans les 48 heures.

Les médias étatiques ont montré des files d'électeurs mobilisés dans différentes régions. Aux entrées de la capitale Damas et sur les grands axes, un correspondant de l'AFP a constaté un important dispositif sécuritaire. Les rues sont par ailleurs parsemées de portrait du dirigeant, comme le montre cette vidéo envoyée depuis Damas à une journaliste du Washington Post.

88% des voix en 2014

Il s'agit de la deuxième présidentielle depuis le début en 2011 d'une guerre impliquant une multitude de belligérants et des puissances étrangères. Né de la répression de manifestations prodémocratie, dans le contexte du Printemps arabe, ce conflit a fait plus de 388 000 morts et poussé à l'exil des millions de Syriens.  En 2014, Assad avait obtenu plus de 88% des voix selon les résultats officiels. Le taux de participation dépassait les 73%.

Face à Bachar Al-Assad, deux personnalités considérées comme des faire-valoir : l'ex-ministre et parlementaire Abdallah Salloum Abdallah et un membre de l'opposition tolérée par le pouvoir, Mahmoud Mareï. La loi électorale impose aux candidats d'avoir vécu en Syrie dix ans consécutifs avant le scrutin, ce qui exclut de facto les figures de l'opposition en exil, très affaiblie. Leur principale coalition a dénoncé une "mascarade". Les Etats-Unis et plusieurs grandes puissances européennes sont revenus à la charge mardi, condamnant par avance une élection qui "ne sera ni libre ni juste".

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