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Les Etats-Unis veulent renforcer les sanctions contre le régime syrien

Hillary Clinton veut obtenir des sanctions supplémentaires contre Damas après le blocage de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU samedi.

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France Télévisions
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La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à Münich (Allemagne) le 4 février 2012. (JIM WATSON / REUTERS)

Au lendemain du veto opposé par la Chine et la Russie à une résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie, les Etats-Unis ont annoncé leur intention dimanche 5 février de renforcer les sanctions contre le régime syrien.

"Nous travaillerons pour obtenir des sanctions régionales et nationales contre la Syrie et pour renforcer celles que nous avons. Elles seront appliquées avec la plus grande rigueur pour assécher les sources de financement et les livraisons d'armes qui maintiennent en vie la machine de guerre du régime", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton lors d'une visite à Sofia, en Bulgarie.

C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de statuer sur la Syrie : un veto des deux pays avait bloqué une précédente résolution en octobre 2011. En onze mois, la répression a fait au moins 6 000 morts selon les militants. Le massacre de Homs, qui a coûté la vie à plus de 200 civils dans la nuite précédent le vote, en est l'épisode le plus meurtrier.

Un émissaire russe pour prôner des "réformes démocratiques" en Syrie

Moscou rejette la responsabilité de l'échec à l'ONU sur les pays occidentaux. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Guennadi Gatilov a estimé dimanche que les Occidentaux n'avaient pas su écouter les demandes de la Russie. "A Moscou, on regrette que les auteurs du projet de résolution sur la Syrie n'aient pas voulu faire d'efforts supplémentaires et atteindre un consensus", a-t-il déclaré sur Twitter. 

Mardi, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, se rendra à Damas, pour une démarche bilatérale aurpès de son allié. La Russie "a l'intention de faire tout son possible pour une stabilisation rapide de la situation en Syrie via la mise en place rapide de réformes démocratiques indispensables", a indiqué son ministère.

"Un permis de tuer donné au régime", selon l'opposition syrienne

Le Conseil national syrien (CNS) n'a pu que "condamner vivement" les décisions russe et chinoise dimanche. L'organe politique représentant l'opposition syrienne "considère cette décision irresponsable comme un permis donné au régime syrien de tuer dans l'impunité" et estime Pékin et Moscou "responsables de l'escalade dans les meurtres et le génocide"

Le CNS, qui a envoyé une délégation à New York, indique qu'il poursuivra ses efforts politiques "à tous les niveaux", et qu'il portera l'affaire devant l'Assemblée générale de l'ONU pour "obtenir une résolution soutenant le peuple syrien". Il a aussi appelé "les pays arabes et amis à prendre toutes les mesures économiques et diplomatiques" contre les pays ayant bloqué le texte.

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