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Syrie : plus de quarante morts à Hama après une offensive de l'armée

Deux jours après le massacre de Houla, la ville de Hama a été prise pour cible par les forces gouvernementales. Au moins 41 personnes y sont mortes dimanche, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

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Des hommes tentent de venir en aide à des blessés à Hama (Syrie), le 27 mai 2012 (capture d'écran d'une vidéo postée sur un réseau social). (REUTERS)

L'offensive des troupes gouvernementales syriennes dimanche 27 mai à Hama (centre de la Syrie) a fait au moins 41 morts, dont sept enfants de moins de 16 ans, selon un nouveau bilan annoncé par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'OSDH indique que la ville a été attaquée à la mitrailleuse lourde et à la roquette et que cinq femmes et quatre militaires déserteurs ont également été tués. Un précédent bilan faisait état de neuf civils tués dans la ville et plus de 150 blessés.

Cette attaque s'est déroulée pendant que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunissait en urgence sur la situation en Syrie, après le massacre de Houla (centre), qui a fait selon l'ONU 108 morts, dont une trentaine d'enfants de moins de 10 ans.

Au moins 55 morts dimanche dans toute la Syrie

"Il y a eu des combats entre soldats et déserteurs. Des soldats ont été tués et l'armée a violemment répliqué en visant directement des zones résidentielles", ont expliqué les militants sur place du centre de presse de Hama. "Les gens sortaient dans les rues et hurlaient qu'ils avaient besoin de médecins. Une maison a été bombardée et s'est écroulée sur ses habitants", ont-ils raconté. Ce nouveau bilan porte à au moins 55 le nombre de morts dans tout le pays pour la seule journée de dimanche.

La réunion du Conseil de sécurité de l'ONU s'est soldée par une condamnation du massacre de Houla. Le Conseil en a rendu responsable le gouvernement syrien. Dans une déclaration adoptée à l'unanimité, les quinze membres du Conseil, y compris la Russie alliée de la Syrie, dénoncent "une série de bombardements par les tanks et l'artillerie gouvernementale contre un quartier résidentiel". "Cet usage scandaleux de la force contre la population civile viole les lois internationales et les engagements du gouvernement syrien", souligne le texte.

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