Syrie : plus de 200 000 civils ont fui la ville kurde d'Afrine en trois jours, selon l'OSDH

Les habitants tentent d'échapper à l'offensive des forces turques contre une milice kurde, dans cette région du nord-ouest du pays. 

De la fumée s\'élève de la ville d\'Afrine (Syrie), le 31 janvier 2018, dix jours après le début de l\'offensive de la Turquie et de rebelles syriens alliés contre l\'enclave kurde.  
De la fumée s'élève de la ville d'Afrine (Syrie), le 31 janvier 2018, dix jours après le début de l'offensive de la Turquie et de rebelles syriens alliés contre l'enclave kurde.   (AHMAD SHAFIE BILAL / AFP)

La situation sur place est "terrifiante", selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. En trois jours, plus de 200 000 civils ont fui la ville d'Afrine (Syrie), dans le nord-ouest du pays, a rapporté l'OSDH, samedi 17 mars. Ces civils tentent d'échapper à l'offensive des forces turques contre les Unités de protection du peuple (YPG) dans la région. Cette milice kurde, classée groupe "terroriste" par Ankara, s'est pourtant battue contre l'Etat islamique lors des offensives contre les jihadistes ces derniers mois.

La ville est quasiment encerclée

"Il y a eu toute la nuit des combats violents à la périphérie nord de la ville, les forces turques et leurs supplétifs syriens essayant de pénétrer dans la cité", a précisé l'OSDH. "Les civils continuent de fuir la ville", a alerté son directeur, Rami Abdel Rahmane.

Quelque 350 000 personnes vivaient dans la ville d'Afrine avant l'offensive, lancée le 20 janvier dernier, de la Turquie et de rebelles syriens alliés contre l'enclave kurde. La ville est quasiment encerclée, à l'exception d'un couloir permettant de quitter la cité par le sud, en direction des territoires kurdes et de régions adjacentes contrôlées par le régime. Les civils fuient par ce couloir depuis plus de deux jours, a précisé Rami Abdel Rahmane.