Syrie : nouveaux soupçons d'attaque chimique contre la population

Après l'appel à la trêve de l'ONU dans la Ghouta orientale (Syrie), à bout de souffle, de nouveaux civils ont été tués ce lundi 26 février au matin. Sur place, le président des secours évoque à nouveau l'utilisation d'armes chimiques sur la population. 

France 3

Un cessez-le-feu adopté samedi 24 février à l'unanimité par l'ONU, mais jamais respecté dans la Ghouta (Syrie). Lundi 26 février au matin encore, à Genève (Suisse), le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, constate l'impuissance de son organisation. "Les résolutions du Conseil de sécurité n'ont de sens que si elles sont vraiment appliquées", a-t-il déclaré. Pendant ce temps, dans la Ghouta orientale, une dizaine de civils auraient encore été tués ce matin, dont trois enfants. Cela fait maintenant une semaine que cette région, située à l'est de Damas, est pilonnée par le régime syrien.

Du gaz chloré soupçonné d'être utilisé lors des bombardements

Ces images, qui viennent de nous parvenir, ont été tournées dimanche. Une caméra fixée sur un casque blanc, ces secouristes qui se frayent un chemin entre les roquettes. Puis, un médecin s'adresse à la caméra, un corps d'enfant mort à bout de bras, il accuse : "Il est mort en suffocant, tué par des gaz que l'on n’a pas pu identifier. On appelle aux organisations du monde entier ! Qu'a fait cet enfant pour mériter ça ?", s'interroge-t-il. Près d'une vingtaine de personnes ont été hospitalisées dimanche. Selon les médecins sur place, leurs blessures laissent penser que du gaz chloré a été utilisé lors des bombardements. Dans ce bastion rebelle où vivent 400 000 personnes, ils ont déjà causé la mort de plus de 500 civils en une semaine.

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Des Syriens reçoivent des soins après une suspicion d\'attaque chimique dans la Ghouta orientale, dimanche 25 février.
Des Syriens reçoivent des soins après une suspicion d'attaque chimique dans la Ghouta orientale, dimanche 25 février. (HAMZA AL-AJWEH / AFP)