Syrie : les forces turques prennent la ville d'Afrine aux Kurdes

Chassés d'Afrine, les Kurdes de Syrie se sont engagés, dimanche, à se battre jusqu'à la "libération" de cette ville.

Des combattants affichent les drapeaux turc et syrien à Afrine (Syrie), le 18 mars 2018.
Des combattants affichent les drapeaux turc et syrien à Afrine (Syrie), le 18 mars 2018. (KHALIL ASHAWI / X03676)

Le drapeau turc flotte désormais sur Afrine. Après quasiment deux mois d'offensive, la Turquie et ses alliés syriens ont rempli un objectif majeur, dimanche 18 mars, en chassant de cette ville du nord-ouest de la Syrie les Unités kurdes de protection du peuple (YPG). Cette milice, considérée par Ankara comme une menace "terroriste" à sa frontière, a été l'alliée de Washington dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique.

Quelques heures après leur entrée dans Afrine, combattants syriens et soldats turcs se sont déployés dans l'ensemble des quartiers de la ville, tirant en l'air et paradant pour célébrer leur victoire. Les Kurdes de Syrie ont réagi en promettant de se battre pour la "libération" de toute la région d'Afrine.  

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FRANCE 2

Bachar Al-Assad s'affiche dans la Ghouta orientale

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme a indiqué que plus de 1 500 combattants kurdes avaient été tués, ainsi que 400 rebelles alliés à la Turquie, depuis le début de l'offensive sur l'enclave. L'armée turque a de son côté fait état de 46 soldats tués et 225 blessés dans ses rangs.

Ces derniers jours, l'avancée des forces turques et de leurs alliés rebelles syriens vers la ville d'Afrine a entraîné un exode massif de civils, à l'image de celui également en cours sur un autre front syrien, dans la Ghouta orientale, près de Damas, où le régime combat des groupes rebelles. Dimanche, pour la première fois depuis des années, le président syrien, Bachar Al-Assad, s'est d'ailleurs rendu dans la Ghouta, auprès des troupes du régime.