Syrie : "Les civils veulent sortir d’Alep, sinon c’est la mort assurée"

Brita Hagi Hasan, président du conseil local des quartiers d'Alep-Est en Syrie, a partagé, mardi sur franceinfo, le sentiment de la population à la suite de l'accord de cessez-le-feu trouvé avec le gouvernement de Bachar Al-Assad.

Les résidents syriens fuyant la violence se rassemblent dans le village d\'Aziza, dans la banlieue sud-ouest de la ville d\'Alep, au nord de la Syrie, le 8 décembre 2016.
Les résidents syriens fuyant la violence se rassemblent dans le village d'Aziza, dans la banlieue sud-ouest de la ville d'Alep, au nord de la Syrie, le 8 décembre 2016. (YOUSSEF KARWASHAN / AFP)

"Tous les civils veulent sortir d’Alep, car sinon c’est la mort assurée nous le savons", a déclaré Brita Hagi Hasan, président du conseil local des quartiers d'Alep-Est, mardi 13 décembre sur franceinfo. En Syrie, alors que l'armée de Bachar Al-Assad contrôle désormais la quasi-totalité d'Alep, un accord de cessez-le-feu a été trouvé avec le gouvernement mardi. Il prévoit l'évacuation des rebelles encore présents dans les zones d'Alep-Est.

Les opérations doivent commencer le lendemain matin, supervisées par la Croix Rouge. "Nous avons demandé à ce que ces corridors ne soient pas supervisés par le régime syrien car nous n’avons aucune garantie que cela se passe bien et aucune confiance dans ce régime", a expliqué Brita Hagi Hasan.

Le président du conseil local d'Alep-Est espére également que "l’évacuation sera respectée et que les civils pourront choisir où ils veulent aller", avant de prévenir qu'"ils peuvent, par exemple, aller vers la campagne, à l’ouest d’Alep, mais même là il y a des bombardements et de nombreux réfugiés déjà". Brita Hagi Hasan a convenu que c'était "un déplacement forcé [mais] la moins pire des solutions".

"Nous avons demandé à ce que les corridors ne soient pas supervisés par le régime syrien car nous n’avons aucune confiance dans ce régime", Brita Hagi Hasan
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