Syrie : la vie quotidienne à Damas

a revoir

Présenté parLaurent Delahousse

Diffusé le 02/06/2013Durée : 00h30

Dans un entretien au journal "Le Parisien", Marine Le Pen fait le pari que le Front national arrivera en tête lors des futures élections européennes de 2014. La situation en Syrie après plus de deux ans de guerre civile. Vendredi soir, nous allions dans les rues de la ville martyre d'Alep. Ce soir, l'une de nos équipes est à Damas, alors qu'un attentat a la voiture piégée a fait 9 morts chez les forces syriennes de sécurité. A quoi ressemble la vie au quotidien dans la capitale.

Damas, un matin comme les autres. Au loin, des rafales, des colonnes de fumée, autant de signes qui disent que la guerre est aux portes de la ville Ces enfants partent à l'école comme si de rien n'était. La Syrie est en guerre, mais au coeur de la capitale, on essaye de garder l'esprit tranquille.

Il y a des explosions, mais on doit vivre. On va continuer notre vie.

On entend des explosions et vous me répondez, sans bouger.

Oui, on est habitués.

Habituee aux bombes, cette mère de famille nous montre que Damas reste tenu fermement par Bachar al-Assad. La ville est vivante, pleine de trafics, de passants, car les troupes syriennes la quadrillent par des centaines de check-points qu'il est interdit de filmer. Il y a plus neuf que cette incroyable vie qu'on découvre à Damas malgré la guerre. Il y a les réformes politiques. L'an dernier, le régime a mis fin à 43 ans de parti unique. Elle a été élue députée indépendante et libre de parler, dit-elle.

Est-ce que vous critiquez le régime.

Bien sûr quand il faut le faire ! Mais les réformes doivent se faire dans la stabilité.

Cette instabilité, c'est le ciment des habitants de Damas, quelle que soit leur opinion. Ils vivent ce conflit comme une agression contre leur pays.

Malgré les bombes, on vit tranquillement. On voudrait que l'étranger ne nous abnadonne pas. Surtout la France.

La France pourrait couper des liens historiques, retourner sa veste et laisser la Syrie à ses bombes. A Damas, au lycée français, conduits par la député, on mesure toute l'étendue. Paris s'est désengagée, ce sont les parents qui financent tout. qui a accepté de travailler dans un pays en guerre.

On peut travailler tranquillement dans ce quartier. Le seul jour de fermeture cette année l'a été à cause de la neige.

Ils se sentent syriens et ne font pas de commentaires officiellement.

Pourquoi la France et l'Europe supportent et arment l'opposition.

Elle estime que le régime fait la même chose contre son peuple. Elle torture son peuple.

Il y a un Etat et il y a des opposants.

La guerre fait plus de 80 O00 morts en deux ans. A Damas, on ne la ressent pas vraiment.

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