Syrie : un premier civil tué après la reprise des combats dans la Ghouta malgré l'annonce d'une trêve temporaire

Le cessez-le-feu décrété par Moscou est officiellement entré en vigueur, mardi. Il devait durer de "9 heures à 14 heures", avait indiqué, la veille, le ministre russe de la Défense.

Un homme dans une rue dévastée de la Ghouta orientale, près de Damas, la capitale syrienne, le 25 février 2018.
Un homme dans une rue dévastée de la Ghouta orientale, près de Damas, la capitale syrienne, le 25 février 2018. (BASSAM KHABIEH / REUTERS)

La trêve n'a pas duré. L'ONU a confirmé, mardi 27 février, la reprise des combats autour de la Ghouta orientale, fief rebelle aux portes de Damas (Syrie) malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu temporaire décrété par Moscou. "Nous constatons que les combats continuent alors que je vous parle, ce qui rend impossible" l'envoi de convois d'aide, a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU à Genève (Suisse).

Un enfant a été tué dans des bombardements sur la Ghouta orientale, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Il s'agit du premier civil tué depuis l'entrée en vigueur de la trêve", a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, qui a précisé que l'enfant avait été tué dans la localité de Jisrine, où "au moins quatre tirs d'artillerie se sont abattus", blessant également sept civils.

Un semblant de normalité

Mardi matin, la situation avait brièvement retrouvé un semblant de normalité, à la suite d'une nuit relativement calme. Les combats et les bombardements devaient cesser, mardi, de "9 heures à 14 heures", avait indiqué, la veille, le ministre russe de la Défense. Mais des raids aériens du régime sur la Ghouta orientale ainsi que des tirs de roquettes en provenance de l'enclave rebelle ont été observés, par une ONG et l'agence syrienne Sana.