Syrie : l'impossible trêve

Malgré l'appel de Vladimir Poutine, les bombardements n'ont pas cessé dans l'enclave assiégée de la Ghouta orientale, en Syrie. Hier, 26 février, le président russe ordonnait un cessez-le-feu quotidien de 9h à 14h pour permettre l'évacuation des civils. Les combats ont finalement repris ce matin.

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France 2

La trêve aura donc été de courte durée. Dans la Ghouta orientale, len Syrie, les bombardements ont repris aujourd'hui, 27 février. Le régime syrien, aidé par son allié russe, dit avoir riposté aux attaques des rebelles qui auraient pilonné le corridor humanitaire par lequel les civils sont censés évacuer l'enclave assiégée. Une version à laquelle refusent de croire ces habitants de cette banlieue est de Damas. En visite aujourd'hui à Moscou (Russie), Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, a appelé le régime syrien à respecter la trêve de cinq heures par jour. 400 000 personnes vivent actuellement dans la Ghouta orientale, où un enfant sur trois souffrirait d'un retard de croissance lié à une pénurie de nourriture et de médicaments.

Vladimir Poutine a-t-il les moyens de faire plier Bachar el-Assad ?

Que retenir de la visite de Jean-Yves Le Drian à Moscou, qui a rencontré son homologue russe à Moscou ? "Le jouranliste Dominique Derda fait le point sur place. Il explique  : " Ils ont discuté de la mise en œuvre concrète de la résolution qui a été adoptée le week-end dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies, l'ouverture de corridors humanitaires, l'évacuation des enfants et des femmes, et à plus long terme l'avenir politique de la Syrie. Mais pour cela, Jean-Yves Le Drian l'a rappelé, il faut avant tout que Bachar el-Assad respecte la trêve, ce à quoi son homologue russe, Sergueï Lavrov, s'est empressé de répondre que les Occidentaux et les pays arabes fassent pression sur les groupes armés pour qu'eux aussi cessent les combats. Une question se pose ce soir : est-ce que Vladimir Poutine, qui a hâte de terminer cette guerre, a réellement les moyens de faire plier Bachar el-Assad, ou est-ce que le président syrien, qui se sent désormais en position de force, veut aller au plus vite, jusqu'au bout, quel qu'en soit le prix en vies humaines ? Nous devrions le savoir bientôt."

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Des bombardements sur l\'enclave rebelle de la Ghouta orientale, près de Damas, le 27 février 2018.
Des bombardements sur l'enclave rebelle de la Ghouta orientale, près de Damas, le 27 février 2018. (STRINGER / AFP)