Syrie. Juillet, "mois le plus sanglant" depuis le début de la révolte

Au moins 4 239 personnes, dont 3 000 civils, ont été tuées dans le pays.

Un enterrement à Qusayr, près de Homs (Syrie), le 27 juillet 2012.
Un enterrement à Qusayr, près de Homs (Syrie), le 27 juillet 2012. ( SHAAM NEWS NETWORK / AFP)

Un triste record a été battu au mois de juillet en Syrie. En 31 jours, "au moins 4 239 personnes ont été tuées dans le pays", selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ce qui fait de ce mois le plus sanglant depuis le début de la révolte en Syrie en mars 2011. Parmi ces victimes figurent 3 001 civils (dont ceux qui ont pris les armes), ainsi que 1 133 soldats et 105 déserteurs.

Le second mois le plus sanglant a été juin avec 2 917 morts. "Chaque mois, le bilan ne cesse de s'alourdir", s'alarme l'OSDH. A titre de comparaison, du 12 avril et du 12 mai, c'est à dire au début de la mission des observateurs de l'ONU, le nombre de morts était tombé à 989.

Plus de 20 000 victimes au total

Mais depuis, le conflit a pris un tour de plus en violent avec des combats à Damas et Alep, les deux principales villes du pays. Au total, depuis le début de la révolte, au moins 21 053 personnes ont péri dont 14 710 civils sans armes ou armés, 5 363 soldats et 980 déserteurs. Et ce chiffre n'inclut pas "les milliers de détenus dont le sort est inconnu, ni ceux qui sont morts mais dont l'identité n'a pas pu être clarifiée", précise l'OSDH.

Ces chiffres sont à prendre avec précaution : depuis que l'ONU a cessé de comptabiliser les victimes, il n'existe aucun bilan de source indépendante.