Syrie : Hollande et Obama sur la même ligne

Les présidents français et américain se sont entretenus au téléphone et appellent à "adresser un message fort" au régime de Damas.

François Hollande (G) et le président américain Barack Obama lors du sommet de l\'OTAN, à Chicago (Etats-Unis), le 20 mai 2012. 
François Hollande (G) et le président américain Barack Obama lors du sommet de l'OTAN, à Chicago (Etats-Unis), le 20 mai 2012.  (JIM WATSON / AFP)

Quelle coalition internationale pour intervenir en Syrie ? Après le "non" du Parlement britannique et le refus de l'Allemagne, cette coalition est sutout portée par les Etats-Unis et la France. François Hollande et le président américain Barack Obama ont appelé, vendredi 30 août, la communauté internationale à adresser un "message fort" au régime de Bachar Al-Assad qu'ils tiennent pour "responsable" du massacre du 21 août, a indiqué l'Elysée.

Quelques heures auparavant, les deux dirigeants se sont entretenus au téléphone pendant près de 45 minutes. Ils "partagent la même certitude sur la nature chimique de l'attaque [du 21 août à Damas] et la responsabilité indubitable du régime" de Bachar Al-Assad, a déclaré l'entourage du chef de l'Etat français. "François Hollande a rappelé la grande détermination de la France à réagir et à ne pas laisser ces crimes impunis et a senti la même détermination du côté d'Obama", a ajouté la même source.

Obama plaide pour une intervention "limitée"

Le locataire de la Maison Blanche a affirmé ne pas avoir de doutes sur l'utilisation de gaz toxiques. Et il défend une action "limitée", même s'il dit ne pas avoir pris de "décision finale".

Les contours de cette intervention ont été esquissés. "Quoi qu'il arrive, nous n'envisageons pas une action militaire comprenant des soldats au sol et une longue campagne. (...) Nous examinons la possibilité d'une action limitée, étroite", a poursuivi Barack Obama. Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a évoqué une réponse militaire "ajustée" et qui ne serait pas "infinie" dans le temps. "Elle ne ressemblera en rien à l'Afghanistan, à l'Irak ou même à la Libye", a-t-il indiqué.

Outre la France, le secrétaire d'Etat américain a cité comme alliés potentiels la Ligue arabe et l'Australie. Ankara a également fait savoir qu'elle était prête à intervenir. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu'une intervention militaire internationale contre la Syrie devait viser à mettre fin au régime du président Bachar Al-Assad. Selon lui, "ce ne peut être une attaque-éclair de 24 heures".