Syrie : des reporters qui risquent leur vie pour informer

À l'occasion du 5e anniversaire de la révolution syrienne, deux journalistes d'Alep ont fait le voyage jusqu'en France. Une équipe de France 3 les a rencontrés.

France 3

Des blessés évacués en urgence après un bombardement ou encore l'enterrement d'une victime. Ces scènes de la vie quotidienne à Alep (Syrie), c'est lui qui les a filmées : Zein al-Rifai, gravement blessé à la jambe par un missile en 2015.

Avant la guerre, il étudiait le français à l'université. Il est devenu journaliste et a fondé une agence de presse pour tenter de faire parvenir au monde les souffrances du peuple syrien dans sa propre ville.

Caméra cachée et pseudo

"C'est toujours difficile d'obtenir des témoignages de ce qu’il se passe. Les gens ont peur qu'une partie de leur famille soit persécutée. C'est pour ça qu'on ne peut pas rendre compte de tout", explique Zein Al-Rifai au micro de France 3.

Reem Fadel est aussi journaliste à Alep. Installée dans la partie contrôlée par le régime, elle avait d'autres contraintes. "J'avais une caméra cachée dans mon col et j'étais obligé d'avoir un pseudo sur le web pour ne pas être repérée". Zein et Reem se définissent comme des citoyens reporters. Des témoins qui paient cher leur volonté d'informer. 72 journalistes ont été tués en Syrie depuis cinq ans.

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