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Syrie : Assad confirme avoir reçu des missiles russes et menace Israël

Le président syrien par ailleurs répété être "très confiant" dans la victoire de ses troupes face aux rebelles, et n'a pas écarté de se présenter à la présidentielle de 2014. 

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France Télévisions
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Le président syrien Bachar al-Assad lors de son interview diffusée par la chaîne du Hezbollah libanais, jeudi 30 mai 2013. (AL-MANAR / AFP)

Bachar Al-Assad continue à défier la communauté internationale. Interrogé jeudi 30 mai par la chaîne de télévision du Hezbollah libanais, le président syrien a indiqué avoir reçu de son allié russe des systèmes sophistiqués de défense anti-aérienne, et s'est dit sous "pression" pour ouvrir le front du Golan avec Israël. Il a par ailleurs répété être "très confiant" dans la victoire de ses troupes face aux rebelles, et n'a pas écarté de se présenter à la présidentielle de 2014. Francetv info récapitule.

Les accords avec la Russie "honorés", Israël menacé

Alors qu'Israël s'inquiète de la livraison par la Russie de missiles S-300 au pouvoir à Damas, Assad, interrogé sur cette question, a implicitement reconnu en avoir reçu. "Les accords passés avec la Russie ne sont pas liés à la crise (...) Tous les accords passés avec la Russie seront honorés et une partie l'a déjà été dernièrement", a-t-il dit. "Les Russes et nous continuerons d'honorer ces accords".

Et pour montrer un peu plus les muscules face à l'Etat hébreu, le président syrien a affirmé être soumis à une "pression populaire manifeste pour ouvrir le front de résistance (contre Israël) au Golan". Il a par la suitre prévenu que son régime allait "riposter à toute agression israélienne la prochaine fois", en référence aux récentes frappes israéliennes sur le sol syrien.

"Le président ne peut pas abandonner"

Dans son interview, Assad a également fait référence à la réunion internationale organisée le 5 juin par l'ONU, en vue de trouver une solution politique au conflit qui mine le pays depuis deux ans. S'il a confirmé la participation de ses représentants, il a par avance refusé plusieurs conditions au règlement de la crise, notamment celle de son départ. "Les prérogatives du président sont fixées par la Constitution et le président ne peut pas abandonner ses prérogatives, la Constitution ne lui appartient pas", a-t-il expliqué, affirmant que tout éventuel accord sera soumis à un "référendum populaire".

Le président syrien a même affirmé qu'il n'était pas contre l'exercice d'un nouveau mandat après la prochaine présidentielle, prévue l'an prochain. "Si je sens qu'il y a une nécessité de me porter candidat, et cela sera décidé après avoir consulté le peuple et si je sens qu'ils souhaitent cette candidature, je n'hésiterai pas à le faire", a-t-il ajouté.

Enfin, Bachar Al-Assad a reconnu pour la première fois que le Hezbollah libanais combattait aux côtés de ses troupes dans la ville stratégique de Qousseir (centre-ouest). Cette localité, l'une des places fortes tenues par la rébellion, est particulièrement convoitée par le régime, puisqu'elle se situe sur la route reliant la capitale au littoral, base arrière du clan Assad.

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