Présidentielle en Syrie : Bachar Al-Assad candidat à sa succession

Le scrutin, prévu le 3 juin, devrait aboutir sans surprise à la réélection du dirigeant syrien.

Le président syrien Bachar Al-Assad, lors d\'une interview à Damas (Syrie), le 20 janvier 2014.
Le président syrien Bachar Al-Assad, lors d'une interview à Damas (Syrie), le 20 janvier 2014. (JOSEPH EID / AFP)

Une élection jouée d'avance en Syrie ? Le président syrien Bachar Al-Assad a annoncé, lundi 28 avril, sa candidature à la présidentielle du 3 juin, un scrutin qualifié de "farce" par l'opposition et l'Occident. L'issue de ce vote fait peu de doute et devrait aboutir à la réélection d'Al-Assad.

"Moi, le citoyen Bachar Hafez Al-Assad souhaite me porter candidat au poste de président de la République syrienne", a-t-il indiqué dans une lettre lue par le président du Parlement Mohammad Al-Laham. Bachar Al-Assad, au pouvoir depuis 2000, est engagé depuis trois ans dans une guerre sanglante contre les rebelles qui veulent sa chute. Le conflit en Syrie a fait plus de 150 000 morts et neuf millions de déplacés et de réfugiés.

Un scrutin organisé dans les zones contrôlées par le régime

Septième candidat à se présenter, le président de 48 ans, dont la famille dirige la Syrie d'une main de fer depuis plus de 40 ans, doit être réélu au terme de ce scrutin qui sera organisé dans les zones contrôlées par le régime. Début mars, le Parlement syrien a voté une loi qui exclut de facto une participation de l'opposition en exil à la prochaine présidentielle et ouvre la voie à la réélection de Bachar Al-Assad dont le départ est la principale revendication de l'opposition.

"Je demande à l'ensemble des citoyens syriens de s'abstenir de tirer en l'air en signe de joie, quelle que soit l'occasion, d'autant plus que la Syrie va connaître les premières élections de son histoire moderne", affirme le président Assad. Il ajoute : "Ceux qui souhaitent exprimer leur joie et leur soutien à tout candidat à la présidentielle doivent se comporter avec un sens de la responsabilité nationale et en se rendant aux urnes à la date fixée."