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Pékin et Moscou condamnent le massacre de Houla sans mettre en cause Damas

Les deux alliés de la Syrie dénoncent la tuerie perpétrée vendredi, mais n'incriminent pas directement le régime de Bachar Al-Assad, plaidant pour le plan de Kofi Annan.

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Le Conseil de sécurité de l'ONU, à New York (Etats-Unis), le 12 mars 2012. (TIMOTHY A. CLARY / AFP)

Le vent diplomatique tourne en Syrie. Pékin et Moscou, deux alliés de Damas, ont dénoncé la tuerie de Houla (centre de la Syrie) qui a fait au moins 108 morts vendredi 25 mai. Mais ils n'incriminent pas directement, ou pas seulement, le régime de Bachar Al-Assad. Jusqu'à présent, les deux pays se sont opposés à une action résolue contre le régime syrien. Sans changer d'avis, ils réajustent leurs positions.

La Russie a signé le texte du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant le massacre. Toutefois, elle estime que les "deux parties", c'est-à-dire l'armée régulière syrienne et l'opposition, ont pris part aux violences, selon la déclaration, lundi 28 mai, du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Moscou se garde d'impliquer le régime de Damas, appelant à son maintien. "La communauté internationale doit œuvrer au plan Annan, pas à la chute d'Assad", affirme la Russie.

La Chine, qui se dit "profondément choquée", a également signé le texte du Conseil de sécurité et a condamné lundi les "meurtres cruels" de Houla. Sans mettre en cause directement le régime de Damas, Pékin exige une "enquête immédiate" sur les auteurs de ce bain de sang. La Chine insiste surtout sur son soutien au plan de paix élaboré par le médiateur Kofi Annan. Une position qu'elle a régulièrement mise en avant ces derniers mois, mais qu'elle réaffirme.

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