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ONU : la Russie met son veto à la proposition de la France pour un cessez-le-feu à Alep

Et comme la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont mis le leur à la proposition russe, la situation dans la ville syrienne ne bougera pas.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Jean-Marc Ayrault lors de la présentation de la résolution française sur le cessez-le-feu à Alep, aux Nations Unies (New York, Etats-Unis), le 8 octobre 2016. (DOMINICK REUTER / AFP)

Russes et Occidentaux ont à nouveau étalé leurs divergences sur le dossier syrien samedi 8 octobre à l'ONU. La proposition française pour permettre aux habitants d'Alep de bénéficier d'un cessez-le-feu après quinze jours de pilonnage a été rejetée. La contre-proposition russe n'a pas connu meilleur sort.

Cinquième veto russe sur le dossier syrien

Moscou a d'abord bloqué un texte français qui exigeait la cessation des bombardements qui font rage sur la ville d'Alep où sont pris au piège 250 000 habitants, soumis à une offensive d'envergure du régime de Bachar al-Assad depuis deux semaines.

Le texte français a recueilli l'adhésion de 11 des 15 pays membres du Conseil de Sécurité. Le Vénézuela, comme la Russie, a voté contre. La Chine et l'Angola se sont abstenus.C'est la cinquième fois que la Russie utilise son droit de veto à l'Onu concernant le conflit syrien, qui a déjà fait plus de 300.000 morts en cinq ans.

Ayrault ne baisse pas les bras

La Russie, principal soutien du régime syrien, a ensuite soumis au vote un texte concurrent, appelant plus généralement "à une cessation des hostilités, notamment à Alep" mais sans évoquer les bombardements. Neuf des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont rejeté ce texte, dont la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Ces deux textes concurrents confirment une fois de plus la fracture entre Moscou et les Occidentaux sur la façon de régler le conflit syrien. L'ambassadeur britannique à l'ONU, Matthew Rycroft, n'a pas hésité à parler de "veto solitaire" de la Russie et de vote "cynique". Jean-Marc Ayrault, qui a fait le déplacement à New York pour ce vote, affirmait sur Twitter que "la France ne se résign[ait] pas. Ma détermination est totale."

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