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Les premiers missiles russes sont déjà en Syrie, selon Bachar Al-Assad

Le président syrien l'a annoncé dans une interview accordée à une chaîne de télévision proche du Hezbollah libanais. 

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France Télévisions
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Après un bombardement à Houla, dans la province de Homs (Syrie), le 26 avril 2013. (MAYSARA AL-MASRI / AFP)

Le scénario que redoutait Israël est en train de se mettre en place. L'armée gouvernementale syrienne a reçu une première livraison de missiles russes S-300, a rapporté jeudi 30 mai le journal libanais Al-Akhbar, citant une interview télévisée du président Bachar Al-Assad. Cet entretien du chef de l'Etat syrien a été accordé à la chaîne de télévision Al-Manar, liée au Hezbollah, le mouvement chiite libanais soutenant le régime de Damas, ennemi juré de l'Etat hébreu.

"La Syrie a reçu une première cargaison de missiles ani-aériens russes S-300. Le reste de la cargaison arrivera prochainement", a déclaré le président syrien dans cet entretien que doit être diffusé dans l'après-midi de jeudi. 

"Un facteur de stabilisation"

Au lendemain de la décision de l'Union européenne (UE) de lever l'embargo sur la livraison d'armes aux rebelles syriens, la Russie avait annoncé mardi qu'elle comptait livrer de telles armes à la Syrie pour prévenir tout scénario d'intervention extérieure dans le conflit. En filigrane, Moscou met notamment en garde Israël.

"Nous considérons cette livraison comme un facteur de stabilisation et estimons que des mesures de cette sorte dissuadent en grande partie certains esprits échauffés d'envisager des scénarios dans lesquels le conflit prendrait un tour international avec la participation de forces étrangères", avait déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

Israël ne veut pas "d'escalade"

"Il n'y a pas lieu de provoquer une escalade, il n'y a pas de raison de réchauffer le front avec la Syrie (...)", a réagi le ministre de l'Eau et de l'Energie israélien, Sylvan Shalom, interrogé à la radio publique.

"Cela n'a pas été notre objectif et cela ne le sera pas, a déclaré Sylvan Shalom à la radio publique. Depuis des années, la Syrie dispose d'armes stratégiques, le problème se poserait si ces armes étaient susceptibles de tomber dans d'autres mains et d'être utilisées contre nous. Dans ce cas, nous devrions agir."

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