Une régularisation proposée aux Syriens qui bloquent le terminal ferry de Calais

Une cinquantaine de CRS ont voulu déloger d'une passerelle des réfugiés qui souhaitent passer en Angleterre. Le préfet leur propose de "faire une demande d'asile".

Des policiers font face à des migrants syriens qui bloquent une passerelle du terminal ferry de Calais (Pas-de-Calais), le 3 octobre 2013.
Des policiers font face à des migrants syriens qui bloquent une passerelle du terminal ferry de Calais (Pas-de-Calais), le 3 octobre 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

La police a tenté, vendredi 4 octobre au matin, d'évacuer les migrants syriens qui bloquent depuis deux jours une passerelle piétonne du terminal ferry de Calais (Pas-de-Calais). Mais l'évacuation a été reportée car deux réfugiés menacent de sauter du toit d'un bâtiment. La cinquantaine de CRS, arrivée autour de 8 heures au terminal ferry, a cessé sa progression et a fait demi-tour en apercevant deux réfugiés sur le toit, menaçant de se jeter dans le vide.

Le sous-préfet de Calais, Alain Gérard, et le préfet du Pas-de-Calais, Denis Robin, se sont rendus sur place pour négocier avec les quelque 60 migrants syriens, dont 40 en grève de la faim, qui demandent l'asile en Angleterre. Pour sortir de "l'impasse", le préfet leur propose de régulariser leur situation, "autrement dit de faire une demande d'asile", a expliqué Denis Robin. 

Les réfugiés ont installé de grandes bâches bleues au-dessus de la passerelle pour se protéger de la pluie. Ils ont également placé des barrières de chantier de part et d'autre de la passerelle, barrières retirées vendredi matin par les policiers municipaux en vue de l'évacuation. Quatre fourgons de CRS étaient sur place, ainsi que deux véhicules des pompiers.