Ghouta orientale : semaine sous tension pour les humanitaires

Deux semaines après l'accord de cessez-le-feu non respecté, la situation humanitaire reste préoccupante dans la Ghoute orientale, en Syrie. Plus de 100 personnes ont été tuées ces dernières 48 heures. 

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FRANCE 2

La télévision d'État syrienne a diffusé ces images en direct : ce sont les premiers combattants rebelles évacués de la Ghouta orientale. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) basé à Londres a précisé qu'il s'agissait de 13 jihadistes et de leurs familles, d'un groupe proche d'Al-Qaida. Leur départ vers d'autres zones rebelles est censé permettre l'évacuation de civils, qui n'a toujours pas commencé. Vendredi 9 mars, un convoi de 13 camions du Croissant rouge et de l'ONU, le deuxième en trois semaines, est entré dans cette enclave rebelle toujours en proie au combat malgré le cessez-le-feu. "Les véhicules de l'ONU arrivent sous les bombardements brutaux des armées syrienne et russe ; leurs avions volent à basse altitude pour être bien visibles", assure un membre du convoi. De la nourriture et des médicaments pour une population encore enterrée dans les sous-sols. 

"Pas besoin de nourriture, mais de rester en vie"

L'organisation Médecins sans frontières dénonce une catastrophe médicale, dans cette zone où vivent encore 400 000 civils. "Il faut arrêter les bombardements. La population n'a pas besoin de nourriture, mais de rester en vie. À quoi ça sert de leur apporter de la nourriture si les gens meurent ?", s'interroge une femme. Après trois semaines d'offensive, l'armée de Bachar al-Assad a reconquis 50% de la Ghouta, un des fiefs rebelles. Ce samedi 10 mars au matin, l'armée syrienne encerclait totalement Douma, la plus grande ville de la Ghouta. 

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Bombardement sur la Ghouta orientale, aux portes de Damas (Syrie), le 2 mars 2018.
Bombardement sur la Ghouta orientale, aux portes de Damas (Syrie), le 2 mars 2018. (SAMIR TATIN / ANADOLU AGENCY / AFP)