Syrie : l'opposition dénonce les frappes françaises

Trois jours après les frappes en Syrie menées par la France avec les États-Unis et le Royaume-Uni, un débat était organisé lundi 16 avril à l'Assemblée nationale et au Sénat. L'occasion pour l'opposition de dénoncer la décision du gouvernement. 

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France 3

Trois jours après les frappes en Syrie, place au débat sans vote à l'Assemblée nationale et au Sénat. Lundi 16 avril, devant les députés, Édouard Philippe a assumé et défendu l'intervention militaire tout en assurant que la diplomatie allait reprendre le dessus. "Nous n'entrons pas dans une logique d'escalade. Nous avons frappé les capacités chimiques du régime, et non les alliés du régime", a assuré le Premier ministre.

Pas d'union sacrée

Dans l'opposition, des Républicains à la France insoumise, en passant par la Nouvelle gauche ou le Front national, tous pointent du doigt une faute majeure : l'intervention militaire sans mandat de l'ONU. "En intervenant sans mandat, nous craignons que la France se soit un peu plus isolée dans cette région du monde où pourtant ses liens auraient dû lui permettre de jouer un rôle à la mesure de son histoire", a dénoncé Christian Jacob. Jean-Luc Mélenchon va même plus loin. Clairement opposé à une intervention militaire en Syrie, il a tenu un véritable plaidoyer pour la paix et pour le respect du droit international : "Un monde ordonné autour du droit primant la force, voilà ce à quoi nous croyons, c'est-à-dire à l'ONU".

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L'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 14 mars 2018. (MAXPPP)