Revivez l’interview de Bachar Al-Assad au journal de 20 heures de France 2

Le journal de 20 heures de France 2 a diffusé, lundi soir, une interview exclusive du président syrien Bachar Al-Assad, menée par David Pujadas.

FRANCE 2
Ce qu'il faut savoir

Quatre ans après le début de la guerre en Syrie, le président Bachar Al-Assad
répond pour la première fois aux questions d’une télévision française. Cette interview exclusive, dont francetv info a déjà diffusé un extrait, a été réalisée dimanche à Damas par David Pujadas, et est diffusée lundi 20 avril dans le 20 heures de France 2.

Parmi les thèmes abordés, le président syrien revient sur sa responsabilité dans le conflit, la répression, les bombardements contre les civils, les armes chimiques, les relations avec la France, la lutte contre le groupe Etat islamique, son avenir à la tête de l'Etat syrien.  

Interrogé, lors de ce face-à-face, sur d'éventuels liens entre les services de renseignements syriens et français, il répond : "Il y a des contacts, mais il n'y a pas de coopération." Fin 2013, des diplomates avaient déjà affirmé que des ambassadeurs et des membres des services de renseignements européens avaient repris le chemin de Damas pour prendre contact avec des responsables syriens.

Le leader syrien revient, enfin, sur les circonstances de la mort en 2012 à Homs, du reporter de France 2, Gilles Jacquier.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #SYRIE

21h39 : Dans cette interview, Bachar Al-Assad se paie le luxe de tacler François Hollande en évoquant ses mauvais sondages : "Les sondages en France montrent bien le message que Hollande devrait écouter davantage. A savoir qu'il est le président le plus impopulaire depuis les années 50. Il devrait s'occuper de ses citoyens et les protéger des terroristes qui viennent en France."

21h34 : Comme promis par David Pujadas sur France 2, voici la version intégrale de l'interview accordée par le président syrien Bachar Al-Assad, longue de 24 minutes.

21h03 : C'est un vrai scandale, interviewer un criminel de guerre.

21h03 : L'entretien diffusé ce soir est mené sans concessions et d'un ton direct, bravo a vous M. Pujadas... Mais votre interlocuteur avait la repartie facile même si nous savons que ces propos n'étaient pas tous sincères. Oui il fallait se rendre a Damas... Avez vous pu en savoir davantage sur les circonstances de la disparition de votre confrère comme proposé par le president?

21h02 : Je suis étonnée et agréablement surprise par les questions posées par David Pujadas, elles sont directes et sans langue de bois, mais je suis aussi consternée par les réponses de Bachar El Assad, tellement démagogiques! Nous ne sommes pas près de voir la fin du conflit devant tant de mauvaise foi. Mais ce fut très intéressant, merci à France 2.

20h59 : Vous êtes nombreux à réagir à l'interview exclusive accordée à France 2 par Bachar Al-Assad. Voici quelques-uns de vos commentaires.

20h52 : "Gilles Jacquier a été tué par un obus de mortier dans un quartier contrôlé par l'armée. Nous ne nous serions pas bombardés nous-mêmes ! Il est très clair qu'il a été tiré par ceux que vous appelez une opposition. Mais ce sont en fait des terroristes."

Interrogé par David Pujadas quant à l'enquête sur la mort du journaliste de France 2 Gilles Jacquier, en janvier 2012, Bachar Al-Assad refuse d'entrer dans le détail et renvoie "aux autorités compétentes".

20h46 : "C'est vous qui soutenez les terroristes. Il n'y a pas de dialogue possible avec des pays qui soutiennent le terrorisme dans notre pays."

Bachar Al-Assad accuse les Occidentaux, dont la France, de soutenir les jihadistes qui opèrent sur le territoire syrien.

20h44 : "Il y a des contacts entre les services de renseignements français et syriens, mais pas de coopération."

"Ce sont eux qui sont venus en Syrie et pas nous qui sommes venus en France. C'était une demande de la France. Nous, nous n'avons rien à demander aux services français. Nous avons tous les renseignements sur les terroristes", déclare le président syrien.

20h41 : Bachar Al-Assad nie également l'utilisation d'armes au chlore en mars dans la province d'Idleb, comme l'accuse l'ONG Human Rights Watch.

20h39 : "Nous n'avons jamais entendu parler au sein de notre armée de l'utilisation d'armes aveugles. Nous avons des bombes conventionnelles."

Bachar Al-Assad nie l'utilisation de barils explosifs largués depuis des hélicoptères, malgré des photos exhibées par David Pujadas. "Ce ne sont pas des preuves", réfute-t-il.

20h36 : "Dès les premières semaines du conflit, les terroristes se sont infiltrés en Syrie avec l'appui d'Etats occidentaux et régionaux."

Le président syrien, qui a accordé une interview exclusive à France 2, est interrogé sur sa responsabilité dans la guerre civile qui touche la Syrie.